Des compagnies, plus particulièrement celles engagées dans des travaux de construction et participant à appels d’offres pour des contrats financés des fonds publics, ont trouvé un nouveau filon. Devant les difficultés pour obtenir des Performance Guarantees auprès des institutions bancaires, des documents bancaires falsifiés, si ce n’est de fausses informations sur la performance financière, sont soumis dans les dossiers de cotations pour des contrats publics, dont la valeur varie entre Rs 1 M et Rs 80 M. Pas plus tard qu’hier, le conseil d’administration d’un corps para-public s’est ainsi réuni d’urgence pour annuler les procédures d’allocation d’un important contrat d’une valeur de Rs 80 M.
Les responsables de cet organisme, financé des fonds publics, ont consigné, hier après-midi, une déposition formelle contre la firme de construction en question au Central CID pour faux et usage de faux lors d’un exercice d’appel d’offre portant sur la mise à exécution d’un important projet annoncé dans le dernier budget. Selon les recoupements d’informations effectués de sources concordantes, c’est à la dernière minute que la supercherie a été portée à l’attention des responsables.
Lors de l’analyse des cotations reçues pour ce projet, tous les documents visés étaient, semble-t-il, en conformité avec les conditions imposées par l’appel d’offres. La firme avait été choisie parce qu’elle avait soumis la cotation la plus compétitive. Mais une dernière vérification des documents alors que la Letter of Intent à être adressée au soumissionnaire était prête devait susciter un premier doute. Deux dates différentes étaient inscrites sur le Performance Bond émis soi-disant par une importante institution bancaire du pays.
La direction du corps para-étatique s’était engagée à obtenir des contre-vérifications de l’authenticité du document et à apporter les corrections nécessaires si besoin est. Un premier exercice de sécurité à la banque soutient que même si le papier à en-tête donne l’impression d’être authentique, le tampon bancaire utilisé sur le document est faux.
Devant cet état de chose, le management de ce corps para-étatique, suite à des conseils légaux, a pris la décision de solliciter une annulation de l’exercice d’appel d’offres de ce contrat de Rs 80 M. Les documents incriminés ont été soumis au Central CID à des fins d’expertise et d’enquête.