La diffusion en direct des travaux parlementaires par la MBC lors des récents débats sur le mini-amendement a été critiquée par le leader de l’opposition, Paul Bérenger. C’était aujourd’hui lors de la tranche des questions adressées au Premier ministre. Le leader des mauves devait parler de « manipulation infecte » par le directeur général de la station de télévision nationale, avant de faire remarquer, non sans humour, au Premier ministre : « When koz koze is on, my moustache appears on tv ! ».
La question émanait du député du MSM Mahen Seeruttun, qui cherchait à savoir si une décision avait été prise pour que les travaux parlementaires soient retransmis en direct de manière permanente. Le Premier ministre devait rappeler avoir déjà mentionné qu’avant que cela ne soit réalisé, il souhaiterait, dans un premier temps, se pencher sur le “draft report” du Select Committee. Il a proposé de préalablement discuter de certains points en lien avec le “draft report” avec le Speaker, Razack Peeroo. Ce à quoi Paul Bérenger devait demander au Premier ministre s’il comptait également aborder avec le Speaker ce qu’il qualifie de « manipulation infecte » de la part du directeur général de la MBC, même lors de ces occasions spéciales, à l’instar des récents débats sur le mini-amendement. « Je n’ai pas regardé moi-même », devait répondre le Premier ministre, avant d’ajouter qu’il se pencherait sur la question.
Dans un autre volet de cette tranche de questions au Premier ministre figurait aussi une question du député mauve Ameer Meea sur les drogues dangereuses. Selon le Premier ministre, parmi ce type de drogues, le cannabis et le haschich font partie de celles saisies entre juillet 2013 et avril 2014. Le député du MSM Mahen Jhugroo a demandé au Premier ministre s’il était au courant que le taux de circulation de drogues avait augmenté dans les établissements secondaires, ce à quoi Navin Ramgoolam a d’abord tenu à saluer les recteurs rapportant de tels cas. « La police et le Forensic Science Laboratory ne sont pas en mesure d’analyser ces nouvelles drogues. C’est pourquoi nous avons un nouveau laboratoire », a expliqué le PM.
À une question du leader du MSM Pravind Jugnauth, Navin Ramgoolam n’a pas jugé approprié qu’une commission d’enquête soit mise en place s’agissant des drogues dangereuses. Il explique : « Dans le passé, nous avons eu une telle commission d’enquête, mais les choses ne se sont pas améliorées. Nous devons agir. Nous suivons cette affaire sérieusement. Ce problème ne se passe pas seulement à Maurice, mais aussi dans d’autres pays. Nous devons étudier les meilleures pratiques et les appliquer. »