Le chemin de croix des habitants de Quatre Bornes s’allonge. S’il est devenu infernal aux automobilistes de se retrouver dans le capharnaüm qu’est la ville avec les travaux de tout-à-l’égout en cours, le calvaire est tout aussi conséquent pour les piétons. Confrontés à des obstacles, ils doivent redoubler de vigilance dans chaque coin de rue, en raison des sérieux manquements de sécurité en ce qui concerne ces travaux de Street Sewer & House Connection au compte de la Wastewater Management Authority (WMA).
Les semaines passent et le calvaire des Quatrebornais perdure. Outre les déviations de la route dans pratiquement tous les axes principaux de même que les rues latérales, et les contraintes de devoir quitter leur véhicule à plusieurs mètres de leur domicile en raison des travaux qui sont effectués devant leur porte, les citadins montent au créneau et dénoncent le manque de sécurité pour les piétons.
S’il est plus facile de traverser Quatre-Bornes à pied, le calvaire n’en est pas moins pour les piétons confrontés à de véritables dangers le long de presque toutes les rues de la ville.
Les citadins s’offusquent que des cordons de sécurité, installés sur les sites, ne respectent pas les normes de sécurité. Si bien que personnes âgées, enfants, voire, tous les piétons risquent de se retrouver, à tout moment, dans des trous béants. Les habitants de Quatre-Bornes notent également qu’à plusieurs endroits, aucun barrage n’a été aménagé autour de certaines tranchée. Comme c’est le cas à l’angle des rues Antelme et Stylet. “La tranchée est d’une profondeur d’environ six mètres. Faudrait-il que quelqu’un meure ou se blesse grièvement pour que les contracteurs – les compagnies Sotravic et Beijing Construction and Engineering Group – prennent des mesures correctives?” demandent les citadins. “Aucun gardien, non plus, ne surveille le site”, s’insurgent-ils, pointant du doigt les contracteurs pour ces manquements. Manquements également relevés au niveau des avertisseurs de danger pour les automobilistes.
“Les clignotants de ces avertisseurs ne fonctionnent pas”, observent les usagers de la route, relevant également que dans certaines rues, pourtant déviées, aucun panneau indicatif No Entry ou signe de déviation n’a été installé pour éviter que les automobilistes arrivés à l’angle des rues ne risquent leur vie pour poursuivre leur route. 
Devant le chaos qui règne dans la ville, la colère gronde à Quatre-Bornes. Si les citadins ont envoyés des lettres de protestation contre la fermeture simultanée de plusieurs routes à Quatre-Bornes aux autorités concernées, recherchant, par la même occasion, à comprendre l’empressement de compléter ces travaux, ils doivent prendre leur mal en patience. Et faire avec le champ de bataille qu’est devenue la ville plongée dans la poussière et la pollution sonore, mais surtout les contantes déviations. Entre-temps, les travaux se poursuivent. Quant à la sécurité des gens, cela ne semble pas être la préoccupation première des autorités.