Travel with me propose une balade à travers une expérience musicale soul-jazzy qui puise de l’identité des différents artistes et talents qui ont participé à ce projet. Un bel ensemble pour accompagner Alicia Maurel dans les neuf titres qu’elle présente. Sorti en décembre, cet album riche reste discret, la chanteuse mauricienne s’étant envolée pour Londres juste après son lancement. C’est de là-bas qu’elle nous fait la chronique de son voyage sur la scène musicale.
“When the breath of time like a whisper meets your mind and makes you wonder, I’ll drift through your dreams, I’ll be the one, I will always be around. I’m a dark corner, I’m imprisoned by light, I watch those who shine, take turns in the night. If you know what I mean, you can travel with me, coz we are the seeds of a love that can be”, dit le texte du compositeur Raoul Maurel. D’une voix soul, Alicia Maurel se balade sur la mélodie du piano clair de Noël Jean, rejoint par les subtiles caresses du balai jazzy de Christophe Bertin sur la cymbale, pendant que sa baguette titille le tom et que la contrebasse de Kersley Pytambar complète le groove.
L’ambiance du titre éponyme de l’album d’Alicia M offre une image de l’opus sorti en décembre 2012 et qui virevolte discrètement dans les quelques points de vente où la chanteuse l’a déposé avant de s’envoler pour Londres, trois semaines plus tard. Travel with me nous est arrivé un peu par hasard. Restons dans le cliché du “vaut mieux tard que jamais” pour reconnaître que sans la recommandation de Pauline Ducray de Popy’s Market Gift Shop, nous serions passés à côté de quelque chose.
Le temps d’avoir l’album, de l’écouter, d’obtenir les infos, d’échanger quelques mails avec la chanteuse (qui est toujours en Angleterre), de lui parler au téléphone, nous ne pouvons que l’affirmer : Travel with me d’Alicia M, c’est effectivement… quelque chose. Sept titres anglais, deux en français, une ambiance soul-jazzy qui évolue en symbiose avec des textes tantôt sombres tantôt lumineux : Alicia Maurel a réussi son entrée avec classe. Dommage que ses priorités aient rendu la promo si timide, voire inexistante.