L’assemblée générale annuelle de l’Union africaine de triathlon (ATU) s’est tenue comme prévu samedi à l’hôtel Tamassa à Bel Ombre en présence de la présidente de la Fédération internationale de triathlon (ITU), l’Espagnole Marisol Cadaso, et de son homologue de l’Union africaine, l’Égyptien Ahmed Nasser.
« Il est heureux de constater la présence de tous les membres du board à cette assemblée car, normalement, ils ne sont que cinq au maximum à y assister et cela peut poser problème au niveau de la prise de décisions », déclare Alain St Louis, président de la Fédération mauricienne (FMTri).
Huit des neuf membres y étaient présents, le vice-président, le Nigérian Lanre Glover, étant le seul absent. La décision d’étendre le nombre à 11 membres a été débattue afin d’accueillir un représentant des athlètes et d’un membre qui sera responsable des cinq différentes zones. Mais cette décision n’entrera en vigueur qu’à partir de juillet 2016, après la prochaine assemblée générale prévue en Égypte pour les quatre prochaines années.
À partir de 2020, l’exécutif devrait revenir de l’avant avec une nouvelle proposition de 15 membres exécutifs pour soutenir les cinq commissions qui seront établies pour les cinq zones distinctes. Pour l’heure, les membres ont trouvé que ce n’était pas encore idéal d’appliquer cette décision. Maurice fait partie de la zone 3 africaine, qui regroupe de petits États insulaires tels Madagascar, les Seychelles, les Comores et le Soudan, entre autres.
Il a aussi été décidé d’accorder plus d’importance à la représentativité féminine avec des pouvoirs accrus au sein de l’exécutif. Par exemple, le rôle de vice-présidente devrait revenir à une femme si la présidence est confiée à un homme, et vice-versa. Cette démarche vise à dynamiser davantage la discipline pour qu’elle soit pratiquée par des femmes sur l’ensemble du continent.
On doit noter que depuis l’arrivée d’Ahmed Nasser à la présidence, le nombre de pays africains affiliés et reconnus par l’ATU est passé de huit en 2012 à 42 en 2015. Le nombre de 53 est visé en 2016 au plus tard. Mais il reste quand même la question de savoir combien de ces pays jouent concrètement un rôle actif ? « C’est la grande discussion. Il ne sont pas vraiment nombreux les pays qui participent chaque année aux championnats d’Afrique, qui s’imposent comme un indicateur à ce niveau », admet Alain St Louis.
Samedi, l’assemblée générale s’est déroulée en présence de l’Égypte, du Tchad, de la Tunisie, du Nigeria, du Cameroun, du Sénégal, du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Zimbabwe et de Maurice, le Soudan et le Rwanda ayant fait faux bond. La présidente de la FIT, Marisol Cadaso, est repartie hier.