Sa qualification pour les Jeux Olympiques était pratiquement acquise depuis quelques semaines mais ce n’est que le 31 mai qu’elle a été confirmée. C’est ainsi que la triathlète Fabienne St Louis a réalisé son plus grand rêve, celui d’être au départ de l’épreuve olympique. Une récompense largement méritée au vu des sacrifices que notre compatriote a consentis depuis quatre ans. Cette qualification, la triathlète la dédie à ses parents, Alain et Medgée, qui l’ont toujours soutenue.
« Je suis vraiment très contente d’avoir obtenu ma qualification. Je ne réalise pas encore pleinement mais je suis fière mais aussi soulagée après tous les efforts consentis », confie Fabienne, jointe au téléphone de France, vendredi.
La triathlète confie que son désir de prendre part aux JO remonte à sa participation à un camp de jeunesse organisé en marge des Jeux de 2004 à Athènes. « Ce youth camp m’a marquée et a fait naître en moi le désir de participer aux JO. Je remercie d’ailleurs le président du Comité National Olympique d’alors, Chintamun Rambocus, de m’avoir permis de participer à ce youth camp », lâche la triathlète.
A partir de là, Fabienne s’est entraînée avec cet objectif en tête. Elle a cru en ses chances de participer à la prestigieuse compétition sportive au monde. « J’ai fait beaucoup de sacrifices, j’ai connu beaucoup de galères. On ne m’a pas toujours soutenue quand je demandais de l’aide, mais j’ai continué à me battre. Cela valait la peine de surmonter tout cela », raconte-t-elle avec émotion.
Le précieux sésame désormais en poche, il n’est pas pour autant question de se reposer sur ses lauriers. Le travail continue et de manière intensive soutient notre interlocutrice.
« Le plus dur est fait mais je n’ai pas non plus l’intention d’aller faire de la figuration à Londres. Je dois travailler pour être dans le coup. Ce qui implique que pour l’instant, je n’ai pas de vie sociale. Mais j’aurais tout le temps de profiter de la vie après », indique Fabienne.
Le quotidien de la sociétaire du Lagardère Paris Racing se résume à s’entraîner et dormir en ce moment. « Je m’entraîne entre 4h et 5h30 par jour. Avec David (Bardi, son entraîneur), on a recommencé un cycle de travail foncier. Un cycle qui culminera avec un stage de 9 jours à Vittel fin juin », explique notre interlocutrice.
Fabienne St Louis s’alignera ensuite au Grand Prix de Toulouse, une épreuve par équipe de D1. « Toutes les compétitions que je ferais désormais serviront à parfaire mon entraînement », lance-t-elle.
Après cela sera venu le temps de se mesurer à la crème de la crème du triathlon féminin dans la capitale anglaise. Et le rêve peut continuer…