Sitôt sa médaille de bronze remportée aux Jeux d’Afrique, Maputo, début septembre, Fabienne St Louis avait mis le cap sur Beijing pour s’aligner à l’étape finale des séries des Championnats du monde de triathlon (World Championships Séries). Mais cela s’est plutôt mal passée, avoue-t-elle d’autant qu’elle visait une bonne performance pour sa rapprocher davantage d’une qualification aux JO de Londres 2012. Mais elle repartira à l’assaut en novembre en Colombie.
La Racingwoman de Lagardère Paris a aussi perdu quelques rangs au classement passant de la 84e place début juillet au 99e rang mondial. La fatigue du voyage sans compter le décalage horaire et surtout le fait d’avoir appris qu’elle ait perdu un être cher au moment même où elle quittait Maputo, ont perturbé sa participation à la course de Pékin (10 septembre). « Cela s’est super mal passé. Je suis arrivée cinq jours avant le départ. J’ai mal géré la perte d’une des membres de la famille en sus de la fatigue du voyage, le décalage horaire et le manque de récupération. Le jour de la course, il y avait un déluge de pluie et il faisait très froid. L’eau était plus chaude que l’air à l’extérieur. Les conditions étaient vraiment pénibles. Ce fut une mauvaise semaine », commente Fabienne St Louis sans donner d’autres détails.    
A Pékin, elle enchaînait une cinquième semaine de compétitions très intense après avoir participé à deux étapes de Coupe du monde (WCS) en Hongrie et Lausanne suivis du Grand Prix de Tours en équipes et enfin les Jeux d’Afrique. Elle avait terminé 26e à Lausanne qui organisa pour la première fois la compétition sur distance sprint. Durant cette tournée qui débuta quand elle rentra de Maurice (mi juillet), elle n’avait pas le temps de s’entraîner, mais devait juste récupérer pour réaliser à chaque sortie une bonne prestation, confie-t-elle. « Physiquement et moralement, c’est épuisant. »
Revenant sur sa médaille de bronze obtenue aux Jeux d’Afrique, elle avoue qu’elle n’en est pas très fière « vu que c’est l’or que je voulais. » Elle avait d’ailleurs relégué en 4e position lors des championnats d’Afrique disputés début juillet sur le même site, celle qui s’est imposée aux Jeux d’Afrique, la Sud-Africaine Carlyn Fisher. « Je l’avais bien battue en juillet. Mais j’ai cette fois mal nagé en raison d’un problème d’orientation. Je suis sortie de l’eau avec 1’00 de retard et dû bosser pour revenir sur les autres en vélo. Et après, elles m’ont éclatée en course à pied. En juillet, j’avais posé le vélo avec deux trois minutes d’avance sur Fisher. Cet écart m’avait permis de tenir en course à pied pour finalement la battre à l’arrivée », analyse-t-elle. Avant Maputo, elle s’était alignée à Tours avec son club, Lagardère Racing Paris.
Après son périple pékinois, Fabienne St Louis, 23 ans, est rentrée en France. Après une pause bien méritée, la Racingwoman a repris l’entraînement et s’est s’alignée samedi dernier au triathlon de La Baule, une dernière étape de Grand Prix. « J’étais encore un peu fatiguée et suis restée en retrait. J’ai terminé 22e au général et sur cette manche, notre équipe a pris la 4e place au classement. »
L’heure est donc à la relance en cette fin de saison. Elle abordera sa prochaine sortie le 6 novembre en Colombie qui abritera une étape de Coupe du monde. Après, elle sera présente à trois étapes de Coupe d’Afrique. Objectif : « rattraper les points que j’ai perdus et repartir dans ma quête d’une qualification pour Londres 2012 (21 juillet au 12 août). » Elle veut toujours entrer dans le top 50 pour accéder aux JO sans solliciter une wild card et précise que les concurrentes qui la précèdent au classement ont débuté plus tôt leur saison et ont déjà concouru à six épreuves qualificatives tandis qu’elle n’en compte que deux en sus d’avoir entamé sa saison plus tard. Ceci explique aussi sa chute au classement. Elle a jusqu’à mai 2012 pour se qualifier.