Le verdict tant attendu est tombé depuis lundi. La triathlète Fabienne St Louis est devenue le septième sportif mauricien hommes-dames confondus à se qualifier pour les prochains Jeux Olympiques de Rio prévus du 5 au 21 août au Brésil. Classée 127e mondiale ITU au 16 mai, elle est parvenue à conserver sa place parmi les 140 mondiaux pour assurer son dossard.
Fabienne St Louis, 28 ans, qui évolue depuis fin novembre à Châteauroux, club français de première division, assure sa place aux Jeux Olympiques pour la deuxième fois d’affilée après Londres 2012. Mais elle aurait pu grimper plus haut au classement, comme il y a quatre ans, n’était une opération chirurgicale qu’elle a dû subir, on se souvient, plus tôt cette année alors qu’elle était en pleine phase de progression. Résultat : elle a dû renoncer à deux compétitions majeures qui lui auraient autrement rapporté des points au classement ITU, à savoir les Championnats d’Afrique le 20 mars à Bloemfontein en Afrique du Sud et l’étape de Coupe d’Afrique de sprint tenue au Morne le 26 mars. Mais fort heureusement, elle était à l’époque assez bien classée à l’ITU (108e) et avait déjà fait le plus dur pour s’assurer une place parmi les 140 mondiaux jusqu’au la fin de la période de qualification olympique vers le milieu du présent mois.
Fabienne St Louis est la première athlète du continent, hormis l’Afrique du Sud, qui se qualifie depuis plusieurs années déjà par quota, à valider sa place pour Rio. Elle était classée 129e la semaine dernière et 104e la semaine d’avant. Mais elle a gagné deux places pour finir 127e en début de semaine sur déclassement d’autres concurrentes. Elle rejoint donc le contingent des qualifiés pour Rio comprenant les boxeurs Kennedy St Pierre et Merven Clair, le triple sauteur Jonathan Drack, le marathonien David Carver, le cycliste Yannick Lincoln et la badiste Kate Foo Kune.
La triathlète, qui sort d’un stage d’une semaine à Mimizan, compte désormais mettre les bouchées doubles pour arriver en forme à Rio, nous dit son père, Alain St Louis, président de la Fédération mauricienne de triathlon. « Elle a repris l’entraînement à fond et devrait enchaîner les compétitions très prochainement », indique-t-il. Opérée avec succès d’un kyste à la joue le 22 mars, la triathlète revient de loin et peut désormais poursuivre sa préparation en toute quiétude.
S’agissant de la sélection sud-africaine, elle est composée d’éléments qui ont déjà concouru à des compétitions internationales tenues à Maurice. Il s’agit de Richard Murray, n°3 mondial, et du n°9, Henri Schoeman, alors que Wiian Sullwald (46e) est un candidat probable. Chez les dames, Mari Rabie et Gillian Sanders, respectivement 27e et 51e mondiales ITU, ont validé leur place.