La préparation s’intensifie déjà pour les triathlètes en vue des prochains championnats d’Afrique prévus courant mars à Bloemfontein et à Buffalo City en Afrique du Sud. Les prétendants à la qualification sont entrés en stage depuis le 29 décembre.
« L’objectif est de faire progresser le groupe afin d’avoir un maximum de représentants », nous lance le Français David Bardi, qui conduisait mercredi après-midi une séance de course à pied au stade de Réduit. Rien n’est laissé au hasard dans la préparation. Les meilleurs sont tous là et tout le monde semble motivé à l’idée de décrocher la qualification. D’autant que c’est la première fois que ce stage va durer aussi longtemps, car il s’étendra jusqu’à la fin de février. Et d’ici là, on aura au fur et à mesure une idée de l’évolution du groupe.
Ce regroupement, il faut bien le préciser, mobilise des ressources financières estimées à environ Rs 200 000, indique sur place Alain St Louis, président de la Fédération mauricienne de triathlon (FMTri). « Nous avons sollicité l’aide du MJS, qui a accepté de nous accorder un peu plus de la moitié du budget, le reste étant à notre charge ».
Et il affiche la confiance à deux mois de l’événement. « Nous sommes en effet très confiants de revenir avec quelques médailles, notamment dans les catégories juniors, jeunes et U23. Chez les juniors, il ne faut pas oublier Timothée Hugnin, qui est rentré en Afrique du Sud poursuivre sa préparation avec ses coaches (ndlr : Claire et Kent Horner). En sachant que les championnats se tiennent en mars, cela nous a permis d’effectuer ce stage de longue durée couplé au passage de compétitions ». Dès la fin du mois, on aura un aperçu du niveau de ceux qui s’entraînent sur place lors des championnats nationaux de sprint Open prévus à Poste Lafayette.
Pendant ce temps, et après une demi-heure d’échauffement, une dizaine de triathlètes sous l’impulsion de David Bardi arrivent au terme d’une séance sur piste qui aura duré trois-quarts d’heure. Le Français vient en préparation à Maurice chaque année depuis huit ans. Il avoue que cette fois, « le stage est mieux organisé avec des groupes d’athlètes de niveaux différents ».
« Cela fait trois semaines déjà depuis qu’ils ont commencé. On arrive à en réunir 12 à 15 par séance en natation, vélo et course à pied, à une fréquence de deux-trois entraînements par jour. Mais la semaine prochaine, on passera à deux entraînements sur piste par jour sur courte et longue distances pour intensifier un travail de rythme et de vitesse. Ce stage est fait exprès pour les préparer en vue des championnats d’Afrique ».