Après une année qui reste marquée par la prestation honorable des triathlètes mauriciens aux Championnats d’Afrique à Maputo, les regards seront braqués à nouveau cette année sur le même événement que Maurice organisera le 31 mars au Morne et qui sera principalement l’un des passages obligés à la qualification olympique pour Londres, nous dit le secrétaire de la Fédération mauricienne de triathlon (FMT), Alain St Louis.  
Des trois médailles mauriciens à Maputo le 3 juillet dernier, seule Fabienne St Louis (championne en U 23 et vice-championne en catégorie Elite), parait de loin en mesure de briguer un ticket pour Londres. 83e mondiale ITU après sa récente participation à la dernière manche de Coupe d’Afrique à Maurice le 17 décembre, elle se retrouve actuellement classée 100e à la World Championships Series (WCS), classement qui tient compte des points remportés aux étapes de épreuves des championnats et Coupe du monde. « Sur papier et à ce stade, on peut dire qu’elle est qualifiée, sauf blessure et si faute de moyens financiers, elle n’arrive pas à s’aligner aux épreuves qualificatives », estime Alains St Louis. Toutefois, une victoire aux championnats d’Afrique fin mars au Morne, va véritablement sceller son voyage pour Londres. Mais il faudra elle compte avec toutes la hordes des meilleures spécialistes africaines dont Kate Roberts qui est une habituée du WCS. « Elle sera sans doute bien présente juste pour valider son visa au cas où elle aurait des difficultés à se qualifier par voies normales sur le circuit mondial », laisse-t-il entendre.
Toujours est-il que la Racingwoman de Lagardère Paris est rentrée en France le 2 janvier pour préparer une nouvelle saison qui s’annonce aussi dure que la précédente. Sa rentrée est attendues les 15-18 mars à l’étape de Coupe d’Afrique à Port-Elizabeth, Afrique du Sud après quoi, elle sera à Maurice pour le sommet continental avant d’enchaîner les trois étapes de Coupe du monde à Huatulco (mai au Mexique), Madrid (24 mai), Hambourg (juillet), les J.O. de Londres (27 juillet-12 août) si elle se qualifie et la finale des championnats du monde du 19 au 22 octobre à Auckland, Nouvelle-Zélande. Ce dernier événement accueillant l’assemblée générale élective de l’ITU.
En évoquent l’événement tant attendu des J.O. de Londres, Alain St Louis renchérit: « On s’attend à avoir au moins une qualification puisque celle-ci marquera pour la première fois l’histoire de cette discipline qui existe officiellement depuis 1986 et qui était connue alors comme l’Association mauricienne de triathlon, depuis 1986.» Ajoutons aussi que c’est seulement depuis les J.O. de Sydney 2000 que le triathlon a rejoint les disciplines olympiques. « Et si Maurice arrive à se qualifier en trois olympiades, ce sera un autre exploit. Si on la rate, on devra attendre 2016  », affirme-t-il.
S’agissant des prochains championnats d’Afrique prévus le 31 mars au Morne, on n’écarte pas l’objectif d’y remporter quelques médailles. D’ailleurs, les contacts ont été établis avec deux coaches, en l’occurrence l’Anglais Simon Brierley et le Roumain David Nistoroius pour l’encadrement des triathlètes mauriciens qui s’entraînent sur place d’ici l’événement. Si le MJS a d’ores et déjà accordé depuis le 18 décembre son feu vert à la FMT, les démarches butent notamment sur le montant financier impliquant l’arrivée du coach étranger. Outre l’enveloppe financier de Rs 1,185 millions qui a été allouée à la fédération pour l’année en cours, la somme supplémentaire de Rs 400 000 qu’elle a demandée pour organiser les championnats d’Afrique ne lui sera pas accordée, nous dit Alain St Louis. « Nous aurons donc à puiser de notre budget en sus d’avoir à encourir les frais pour l’arrivée d’un coach. Il nous sera très difficile dans ce cas de relever le défi.»
Un retour sur 2011 permet de constater que ce sont en majeure partie, à une ou deux exception, les expatriés qui y ont fait le plus souvent parler d’eux. A l’image de la 12e place de Fabienne St Louis à l’étape portuguaise de Coupe du monde à Quarteira. Elle y termina 1ère africaine créditée de 2h10”52 toute en devançant la Française Charlotte Morel, 14e en 2h10”59 alors que le titre revint à l’Allemande Anne Hug en 2h06”42 devant Rebecca Robisch 2e en 2h08”02 et co-équipière de St Louis au Racing Paris.
Puis, il y a eu les Championnats d’Afrique à Maputo où Matthieu Mamet – un jeune junior qui a presque tout remporté sur son passage l’année dernière au plan national – et Samuel Mariette (jeunes) ont décroché l’argent. Mamet qui symbolise l’avenir de cette discipline a aussi eu la chance d’effectuer quelques courses à l’étranger pour se perfectionner.  
Le 10 juillet au prestigieux triathlon de Paris, Fabienne St Louis signait aussi sa 4e victoire d’affilée en 1h59”11 en autant d’années. Le 20 août aux Championnats du monde sprint à Lausanne, elle terminait 26e en 1h00”37 dans le gratin mondial des mieux classées. Faisons ressortir qu’entre la 19e et la 30e à l’arrivée, tout s’est joué au sprint et dans un mouchoir de poche, l’Anglaise Vicky Holland se classant 19e en 1h00”00 pile, l’Australienne Emma Moffatt se classant 24e en 1h00”18 et l’Allemande Sarah Fladung 30e en 1h01”01. Par contre, la Sud-Africaine Carlyn Fisher y terminait 51e en 1h04”23. Championne des Jeux d’Afrique en septembre à Maputo, Fisher termina 2e de la Coupe d’Afrique au Morne le 17 décembre dernier. A Maputo, elle devança Fabienne St Louis qui se contenta de la deuxième marche du podium.
La saison 2012 prendra son envol le 22 janvier à Poste La Fayette.