À l’approche de la première étape de l’Africa Cup de triathlon prévue le 19 novembre à Troutbeck (Zimbabwe), Valéry de Falbaire intensifie sa préparation. En stage depuis bientôt un mois dans ce pays, il a effectué une sortie le 23 octobre dernier sur distance sprint, mais s’est imposé dans le temps peu convaincant de 1h05.
« J’ai réalisé un temps très médiocre mais sûrement satisfaisant après une dure semaine », avoue-t-il. Il confie néanmoins que « les entraînements au Zimbabwe se passent bien ! » En fait, il y a plus ou moins une course dans ce pays toutes les deux semaines, explique-t-il. Et chaque course offre des points aux concurrents en fonction de leur classement à l’arrivée. À la fin de l’année, celui qui aura remporté le plus de points est déclaré vainqueur de la série.
Cela dit, cette sortie lui a permis de savoir où il en était, surtout après avoir haussé le niveau de sa préparation durant la semaine précédente. « Heureusement que c’était une compétition de sprint (750 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied). J’ai quand même bien souffert ! Mais je réussis à m’imposer. Comme prévu, j’ai augmenté mon volume d’entraînement et j’ai réellement pris du plaisir à
m’entraîner, même si j’ai dû faire quelques sessions seul. Au total, j’ai effectué 14 heures de vélo dont une sortie longue de 3h20, cinq courses à pied dont une séance de piste intensive comportant des séries de 5×1000 m et 5×200 m, et enfin sept séances de natation pour couronner le tout », confie-t-il.
Après cette semaine intensive, il s’est accordé une demi-journée de récupération avant de repartir au fourneau fin octobre-début novembre. Car, dit-il, « il est important pour moi de bien gérer les phases de récupération et de faire attention au surentraînement. » Il aura effectivement besoin de toute son intégrité physique pour surmonter les trois étapes de Coupe d’Afrique et réussir une prestation honorable. La deuxième étape se déroulera à Pretoria et la troisième à Maurice le 17 décembre.
Pour l’heure, il apprécie son sport et surtout le fait de pouvoir compter sur un entraîneur et des coéquipiers pour s’entraîner. « C’est autre chose et ça motive davantage », remarque-t-il.
Valéry de Falbaire a effectué une autre sortie, cette fois sur des distances doublement inférieures aux précédentes. Les fonds recueillis sont allés à une association qui finance la lutte contre le cancer. L’année dernière, ce super sprint avait vu la participation de plus de 500 concurrents.
Valéry de Falbaire conclut en constatant que « le triathlon est un sport populaire au Zimbabwe. » « Je suis surpris de voir le nombre d’enfants de moins de 8 ans participer aux compétitions. Ils sont au moins une trentaine et la plus jeune n’a que 4 ans ! C’est incroyable ! Il faut savoir qu’au Zimbabwe chaque école dispose d’une ou même de deux piscines de 25 m ou 30 m. Quand on voit les infrastructures sportives dont disposent les écoles, on comprend vite cette passion pour le sport ! J’espère qu’un jour Maurice pourra bénéficier de telles facilités. »