La magistrate Padmini Mauree, siégeant au tribunal de Curepipe, a trouvé coupable hier Marie de Ravel de L’Argentière (73 ans) d’avoir proféré des injures à l’encontre d’un garçon de 13 ans. La sexagénaire a cependant nié les faits.
Marie Josephe Antoinette France de Ravel de L’Argentière, âgée de 73 ans, a été poursuivie devant la cour de district des Hautes Plaines Wilhems à Curepipe sous l’article 296 (b) du Code criminel. La police lui reproche d’avoir utilisé un langage abusif en public à l’encontre d’un mineur de 13 ans. La magistrate Padmini Mauree l’a jugée coupable hier.
La sexagénaire aurait menacé le 18 février 2010 à Curepipe de tuer les gens proches du garçonnet. La victime a déclaré que Marie de Ravel de L’Argentière l’avait insulté alors qu’il jouait avec ses frères. La prévenue a quant à elle nié les accusations, soutenant que les enfants avaient pris des photos d’elle sans son autorisation.
L’accusée a aussi déclaré qu’elle n’avait pas de permis de détention d’armes à feu et ne savait pas non plus les utiliser. Elle a déclaré que son mari avait un fusil mais qu’elle ne connaissait ni la marque ni le calibre. Elle a aussi dit ne pas savoir où son époux rangeait l’arme. Selon Marie de Ravel de L’Argentière, des personnes prenaient en photo la maison des plaignants au moment où elle déposait en voiture leurs voisins. En voyant qu’il s’agissait d’enfants, l’accusé leur aurait dit « bravo carry on ».
Le garçon de 13 ans a identifié l’accusée durant le procès. Il a déclaré qu’elle lui avait aussi lancé des insultes et fait un doigt d’honneur. Le plaignant a précisé connaître la sexagénaire puisqu’elle avait déjà insulté sa mère.
L’article 296 stipule que « any injurious expression or any term of contempt or invective, or other abusive language, not carrying with it the imputation of a fact, is an insult (injure) and any person who is guilty of the offence shall be liable to the following penalties — (a) where the offence is committed by means of words, exclamations or threats not made use of in public, a fine not exceeding 5,000 rupees ; (b) where the offence is committed by means of words, exclamations or threats made use of in public, a fine not exceeding 10,000 rupees ».