La magistrate Razia Jannoo-Jaunbocus, siégeant en Cour de Flacq, a décidé d’acquitter un homme accusé d’avoir agressé un certain Jawahir avec l’aide de son frère devant une boutique à Mare La Chaux. L’absence de formulaire 58 et une version crédible de l’accusé auraient joué en sa faveur.
Il est reproché à l’accusé d’avoir agressé Jawahir devant une boutique à Mare La Chaux. L’accusé serait sorti de sa voiture en compagnie de son frère et tous deux auraient asséné des coups à leur présumée victime. L’accusé devait toutefois plaider non coupable des accusations. Selon la version du plaignant, l’accusé aurait arrêté sa voiture à sa proximité et aurait commencé à lui lancer « des mots désobligeants ». L’accusé l’aurait par la suite frappé au visage, suivi par son frère, qui aurait fait de même en lui assenant un coup à l’épaule droite avec le rétroviseur. Le plaignant a toutefois admis ne pas avoir été blessé lors de cette « agression ».
L’accusé, pour sa part, devait nier cette version, soutenant qu’il n’était pas présent au moment des faits allégués. En outre, souffrant d’un problème d’articulation, il n’aurait pas pu, soutient-il, agresser la présumée victime avec sa main gauche, comme cette dernière l’a prétendu. L’homme précise qu’il travaillait comme “messenger” au moment des faits et qu’il cumulait les petits boulots car ne pouvant pas se servir correctement de sa main gauche.
Dans son jugement, la magistrate a pris en considération le fait que l’accusé et le plaignant n’étaient pas en bons termes et que plusieurs cas avaient été rapportés à la police concernant le plaignant et le père de l’accusé. Selon l’accusé, le plaignant aurait consigné de fausses déclarations contre lui car il lui avait demandé d’éviter de « causer des problèmes » à son père, qui était alors souffrant. De plus, la magistrate devait noter l’absence de formulaire 58 pouvant attester des coups subis par le plaignant. La juge a ainsi accordé le bénéfice du doute à l’accusé.