Poursuivi pour recel devant le tribunal de Rose-Hill, Ahmad Raffick Choychoo a été acquitté. La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a trouvé que la poursuite n’a pas pu prouver que l’alibi du prévenu était faux.
Ahmad Raffick Choychoo faisait l’objet de poursuites pour avoir reçu des objets obtenus au moyen d’un crime contraire aux articles 40, 301 (1) et 309 (1) du Code criminel. Il a plaidé non coupable et a conduit lui même sa défense devant la magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton siégeant à la cour de district des Basses Plaines-Wilhems à Rose-Hill.
Selon l’acte d’accusation, le 26 février 2009, à la NHDC de Camp-Levieux, le prévenu aurait reçu deux bracelets en or, une bague en or montée d’une pierre précieuse verte, une paire de boucles d’oreilles en or, un bracelet en or avec le nom de Razia, un bracelet en argent avec le nom de Reza, un ordinateur portable et un appareil photo numérique. Ces objets auraient été obtenus par un larcin au préjudice d’un certain Reza. La valeur des objets volés s’élève à environ Rs 80 000.
Le constable Lourde, appelé à la barre des témoins, a affirmé que rien d’incriminant n’avait été trouvé au domicile de l’accusé.
Mathieu Oliver Manuel, qui a avoué être l’auteur du larcin, a été appelé par le police prosecutor, l’inspecteur Dhondee. Le jeune homme de 18 ans a d’ailleurs déjà été reconnu coupable de ce délit. Il a déclaré qu’il a vendu tous les articles à l’accusé. Le jeune homme a soutenu qu’il a proposé à l’accusé d’acheter tous les articles qu’il avait volés pour une somme de Rs 7 000.
Ahmad Raffick Choychoo lui aurait alors dit que, dans le cas où un problème surgirait, il nierait l’avoir jamais rencontré. Le témoin a cependant mis en évidence qu’il n’a, à aucun moment, informé l’accusé de la provenance des articles. Selon lui, Ahmad Raffick Choychoo ne lui aurait même pas demandé des explications sur les noms inscrits sur les bagues.
Ahmad Raffick Choychoo a fait une déclaration en cour, niant les accusations dont il fait l’objet. Il a soutenu que le témoin de la poursuite a menti parce qu’il était hospitalisé ce jour là. Il a souligné avoir subi une intervention chirurgicale le 23 février et qu’il a quitté l’hôpital de Candos trois jours après.
La magistrate Meenakshi Bhogun-Ramjutton a souligné que l’accusé a fait de son alibi sa défense principale. Elle a soutenu que la poursuite n’a pas pu défier l’alibi de l’accusé. Le tribunal de Rose-Hill a alors acquitté Ahmad Raffick Choychoo.