Hier, vendredi saint, des fidèles catholiques ont participé avec ferveur à l’adoration de la Croix par laquelle se réalise le salut pour les chrétiens. Voilée de violet, la croix est dévoilée en grande cérémonie. Le prêtre chante : « Voici le bois de la Croix, sur lequel a été suspendu le salut du monde ». Les fidèles avancent alors en procession pour adorer la Croix et baiser les pieds du crucifix. Ainsi faisant, le chrétien ne vient pas gémir sur un vaincu mais célébrer la victoire de Jésus-Christ sur le mal. C’est le Christ vainqueur que l’Eglise adore sur la croix. Pour les chrétiens, cette croix est glorieuse car elle est condition de la Résurrection ; elle n’est plus le simple instrument d’un crime odieux mais l’arbre de vie planté pour la guérison des nations. La passion du vendredi saint est donc indissociable de la résurrection. Elles sont comme les deux faces d’une même réalité.