Le grand maître japonais de l’illusion a battu des records de vente avec 1Q84, une trilogie qui évoque les inquiétudes de notre temps.  Au Japon, 1Q84  a atteint presque quatre millions d’exemplaires vendus et a été proclamé prodige littéraire sans précédent.  Pourquoi 1Q84 ? Car en japonais la lettre Q se prononce « kyu », comme le chiffre 9… C’est donc l’histoire de deux mondes, celui réel de 1984 et un monde parallèle tout aussi vivant, énigmatique et en décalage subtil, celui de 1Q84. Haruki Murakami présente une année 1984 d’une extrême violence, sur fond de secte offrant à son gourou des fillettes en sacrifice sexuel, avec « des hommes qui haïssent les femmes, des femmes qui haïssent les hommes ». Pendant qu’Aomamé, professeur de stretching, célibataire, 29 ans, enfonce une aiguille dans une nuque mâle, Tengo, nègre chez un éditeur, célibataire, 29 ans, offre secrètement son manuscrit à une adolescente dyslexique qu’il fait passer pour un écrivain prodige. A part leur âge, qu’ont en commun ces deux funambules ? Une même propension au renoncement à soi, source d’épanouissement, un même goût pour l’invisibilité, source de lumière intérieure. Leurs chemins dessinent des voies parallèles et symétriques rythmées par les structures romanesques dont Murakami a le secret. Né en 1949 à Kyoto, Murakami imagine une surprenante odyssée initiatique qui se joue des espaces et des temps et qui se déploie en trois tomes où sont réunis ses thèmes de prédilection : la religion et la violence, l’Histoire, le sexe et l’amour pur, mais aussi l’écriture et la solitude.