Le nombre de maisons de jeu (gaming houses) de toutes sortes augmente à Triolet. « C’est devenu un fléau », à en croire la présidente de l’Union Civique de Triolet, Jayshree Ganassee, qui dit constater que les jeunes de la localité sont nombreux à être attirés par les jeux. La présidente de l’ONG soulève aussi le problème du stationnement devant les commerces.
« Je ne pense pas que c’est une bonne idée d’accorder de permis à autant de maisons de jeu dans le village », lâche Jayshree Ganassee, en s’interrogeant sur les maux que « ce fléau » provoque dans la localité de Triolet. Des gens ne pensent qu’à jouer pour obtenir de l’argent facile. Ils deviennent paresseux et ne veulent pas travailler ou sont oisifs et restent dans la rue jusqu’à fort tard la nuit, souligne la présidente de l’Union Civique de Triolet. « Ce qui crée une série de problèmes sociaux. Nou per ki kapav ariv kitsoz akoz sa », clame-t-elle. Mme Ganassee rappelle avoir soulevé cette question à la police lors d’un exercice de community policing l’an dernier. « La police avait dit qu’elle serait plus vigilante à l’égard des mineurs par rapport aux maisons de jeu mais il ne se passe rien au niveau des autorités locales ou nationales, qui continuent à octroyer des permis », fait-elle ressortir. Elle félicite quand même la police pour les dispositions prises lors des dernières fêtes de fin d’année. Beaucoup de policiers étaient sur la route et ils ont bien fait leur travail, selon la présidente de l’Union Civique de Triolet.
Le problème de parking sur la route principale où les commerces pullulent, serait par ailleurs une autre source de mécontentement des habitants de Triolet. « Il y a beaucoup de magasins, de centres commerciaux, de banques et de quincailleries et d’autres commerces mais on ne trouve pas de parking », affirme Jayshree Ganassee, en s’interrogeant sur la nature du permis qui a été octroyé à ces commerces par le conseil des districts du Nord. « Ces commerces doivent disposer d’un parking pour leurs clients. Or, ils entassaient leurs produits sur ces espaces et de ce fait les clients doivent aller ailleurs pour se garer », déclare-t-elle. Ce qui n’aurait pas dû être le cas s’il y avait un suivi de la part du Conseil des districts. Mme Ganassee dit avoir aussi constaté que même les nouveaux bâtiments en construction ne prévoient pas d’espaces de stationnement. Elle indique que les automobilistes n’ont d’autre choix que de garer leurs voitures sur les lignes jaunes et se faire prendre en contravention par la police. Certains préposés de magasins demandent à leurs clients de se garer carrément sur la route, dit-elle. Ce qui cause un certain embouteillage, surtout lorsque deux autobus se croisent en cet endroit.
Depuis sa création, il y a deux ans, l’Union Civique de Triolet essaye de changer l’image du village en un endroit où il fait bon vivre. Les membres de cette ONG disent constater d’autres problèmes dans leur localité. Entre autres : le manque de sécurité sur les routes, l’absence ou le mauvais état des trottoirs, des drains et des lampadaires, des marchands de légumes à même les trottoirs sans parler de la drogue, font-ils ressortir.