(FILES) In this file photo taken on September 14, 2019 This undated handout photograph released by the family of Kylie Moore-Gilbert via Australia's Department of Foreign Affairs shows a portrait of academic Kylie Moore-Gilbert, who specialises in Middle Eastern politics with a focus on Gulf states, who has been held for a "number of months" in Iran on charges that remain unclear. - One of three Australians recently revealed to be detained in Iran was identified by her family on September 14, 2019 as a Melbourne University lecturer. (Photo by FAMILY HANDOUT / FAMILY OF KYLIE MOORE-GILBERT / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / FAMILY OF KYLIE MOORE-GILBERT" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS == NO ARCHIVE

Trois Australiens détenus en Iran ont été inculpés pour « espionnage », a rapporté mardi l’agence iranienne Tasnim en citant le porte-parole de l’Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli.

Tasnim ne cite pas les noms des trois personnes concernées par ces poursuites, mais il s’agit selon toute vraisemblance des trois Australiens dont Canberra a révélé le 11 septembre l’arrestation en Iran, et de la première confirmation de leur détention de source iranienne.

M. Esmaïli « a annoncé que la raison de l’arrestation des trois Australiens était des faits d’espionnage et la prise de photos de zones militaires », écrit Tasnim, agence proche des ultraconservateurs.

Selon Canberra, deux des Australiens arrêtés sont un couple de voyageurs, Jolie King et Mark Firkin, originaires de Perth (ouest).

La troisième, a été identifiée comme une universitaire, Kylie Moore-Gilbert, spécialisée dans la politique du Moyen-Orient et plus particulièrement dans celle des pays du Golfe.

Cette dernière serait détenue depuis « plusieurs mois » en Iran pour des raisons qui demeurent floues, et son arrestation n’aurait rien à voir avec celle de ses deux compatriotes.

Selon Tasnim, M. Esmaïli a déclaré lors d’une conférence de presse: « Les informations (concernant les Australiens) sont correctes ».

De même source, le porte-parole a ajouté que deux d’entre eux étaient poursuivis pour avoir pris « des photos d’installations militaires », à l’aide d’un drone, et la troisième personnes pour « espionnage au profit d’un pays tiers ».

Tasnim ajoute que ces cas font l’objet de deux affaires séparées et que les trois Australiens « sont en attente de leur procès ».

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