L’ambiance était festive samedi dernier à Mon-Trésor, Plaine-Magnien. 1900 personnes sont venues participer à la folle course d’obstacles de la Tropica’Dingue dans la joie et la bonne humeur, tout en appréciant le charme de l’ancienne sucrerie Mon-Trésor-Mon-Désert, ses vieux bâtiments ainsi que ses environs naturels. Sur un parcours de 9 km traversant le site jusqu’à la plage Le-Bouchon, cette course hors-norme organisée pour la deuxième fois à Maurice par Ilop Sport a permis aux concurrents venus déguisés, de parcourir une vingtaine d’épreuves en tout genre : filet à grimper, toboggan, cours d’eau à traverser, monticules de pneus à franchir.
Samedi dernier, une grosse foule a pris d’assaut l’ancienne sucrerie Mon-Trésor-Mon-Désert, située non loin de l’aéroport de Plaisance à Plaine-Magnien. Rues bordées de voitures, musique à fond les décibels, une animatrice perchée sur une plate-forme pour échauffer et motiver les participants, des tentes pour accueillir des services de restauration, des concurrents aux habits déjantés et loufoques… L’ambiance festive et délirante est venue rompre le silence lourdement pesant qu’affiche d’ordinaire cet endroit sans vie du sud-est. L’établissement sucrier du 19e siècle, qui a cessé ses activités en 2007, conserve encore ses vieux bâtiments et un moulin. En parcourant les 9 km traversant le site, les participants pourront ainsi découvrir tout le charme du lieu.
Les 1900 participants sont arrivés vers 9 heures. Sous une chaleur écrasante, tous enfilent leurs habits de déguisement avant de converger vers la grande pelouse où une plate-forme et quelques marquises ont été aménagées. Les déguisements, complètement décalés, loufoques et amusants, sont de rigueur : uniformes scolaires féminines portées par de jeunes hommes aux longs cheveux, grosse coiffe en plumes d’amérindien sur la tête, des tenues sportives accessoirisées de voile de mariée, tenues boho transparentes avec couronne de fleurs sur la tête… D’autres encore sont déguisées en ballerines, ségatières, vikings, schtroumpfs, prisonniers, super héros. Ici, pas question de se prendre au sérieux… Il y règne comme une ambiance de carnaval avec tous ces costumes bariolés. Avant de lancer la première vague, la danse est une autre manière de commencer l’échauffement pour se mettre dans l’ambiance. Pendant une heure environ, les “Dingos” dansent suivant les pas de la prof du jour, chantent, crient, s’amusent, car c’est bien là l’esprit initial de Tropica’Dingue. Tous sont là pour faire les fous et s’amuser.
Les participants de l’édition 2017 accueillent des Mauriciens aussi bien que des Réunionnais. Car l’événement est un grand succès à la Réunion. La plupart évoluent en groupes. Certains sont de retour pour la deuxième année, tandis que d’autres y participent pour la première fois. Comme cette équipe féminine de handball âgée entre 19 et 26 ans. Comme tous les autres participants, celles qui sont en rayures blanc et noir et longues chaussettes sont là « pour s’amuser ! ».