« Nous n’avons aucune information officielle de l’arrêt du projet que nous contestons. Nous estimons donc légitime de maintenir notre demande pour une site visit. » C’est en ces termes que Georges Ah-Yan, porte-parole de la plateforme Sov nou laplaz sur la construction d’une boat house sur la plage publique de Trou-aux-Biches. Hier, les contestataires avaient une séance au conseil de district de Pamplemousses pour présenter leurs arguments. Celle-ci a tourné au vinaigre quand les représentants du conseil ont refusé d’accompagner les contestataires sur place pour constater de visu l’emplacement exact de la construction.
Même si des informations sur un arrêt éventuel de ce projet circule, Georges Ah-Yan veut rester vigilant. « Nous ferons une demande officielle au conseil de Pamplemousses pour cette site visit. C’est à eux de nous informer officiellement si la demande de permis de construction a été retirée. »
Au cas où le conseil refuserait d’accéder à la requête de la plateforme, celle-ci envisage d’avoir recours à la justice. « Nous n’avons pas eu un fair hearing hier étant donné qu’on ne nous a même pas indiqué l’endroit exact de cette construction. »
Georges Ah-Yan souligne par ailleurs que les membres de la plateforme ont eu l’occasion de vérifier les documents relatifs à cette demande au conseil de Pamplemousses hier. « Nous avons été surpris de constater que M. Woochit, le promoteur, a obtenu un bail de 4 perches de la plage de Trou-aux-Biches pour Rs 56 810 l’an pour une durée de 60 ans ! »
Le porte-parole de la plateforme Sov nou laplaz ajoute que la plateforme demandera des comptes au ministère des Terres à ce sujet. « Nous voulons connaître les terms of reference pour ce bail. Le ministre avait dit qu’il allait mettre de l’ordre sur les plages. Dans certains endroits, des marchands ont été chassés, alors qu’ici, on est en train de restreindre davantage l’espace réservé au public. »
Georges Ah-Yan relève également « l’ambiguïté » de la notice publiée par le conseil de Pamplemousses pour le permis de construction : « On parle d’une residential area. Cependant, on ne peut entreprendre d’activités économiques dans une residential area. »