Le projet de construction sur l’aire de stationnement de la plage de Trou-aux-Biches par Subash Sungkur ne concerne pas le ministère de l’Environnement. C’est ce en tout cas ce qu’a affirmé ce dernier ce matin. Quant à la demande d’injonction s’opposant à la construction, le juge Hajee Abdoula rendra son verdict aujourd’hui. Cette affaire lui a été confiée après que la juge Saheeda Peeroo se soit retirée hier.
Le ministère de l’Environnement se défend. « Nous ne sommes pas concernés par le projet de construction », affirme des sources officielles du ministère. « Le ministère est guidé dans tout ce qu’il entreprend par l’Environment Protection Act, qui est la loi cadre régissant tout ce qui concerne l’environnement », précise le ministère. Le cinquième ‘schedule’ de la section 15 (2) indique ainsi que les activités nécessitent soit un Preliminary Environment Report (PER) ou une Environmental Impact Assessment (EIA) licence. « Or, la construction d’un restaurant ne nécessite pas une EIA licence et encore moins un PER », soutient notre interlocuteur.
C’est dans cette optique que le ministère de l’Environnement précise qu’aucune « request » n’a été formulée pour l’obtention d’une EIA licence. Cette réaction fait suite aux propos d’Adnath Jagurnauth et Vivian Marie-Jeanne, dans leur affidavit juré mercredi en Cour suprême, pour mettre fin au projet. Ces derniers alertés par la nature des travaux, s’interrogent sur la « transparence » autour de la livraison des permis nécessaires pour tout type de travaux et de commerces. Ils considèrent l’aire de stationnement comme étant une « zone sensible » nécessitant l’avis d’experts pour la tenue de travaux.
À l’heure où nous mettions sous presse, les forces vives attendaient toujours la décision juridique quant à la demande d’injonction logée par ces deux habitants, qui résident respectivement à Triolet et Trou-aux-Biches. Les forces vives dénoncent le rétrécissement de la plage publique par divers travaux de construction.