Photo illustration : les pecheurs ramenent leurs pirogues sur la plage

L’Apostolat de la Mer organisera, en étroite collaboration avec la Mauritius Fisherman Cooperative Federation et la Masifundise Trust, un atelier de travail de trois jours dans le village hall de Trou-d’Eau Douce, soit du 21 au 23 mai, qui regroupera plusieurs associations de pêcheurs, Ong et société civile basées en Afrique. Le but est de former une centaine de pêcheurs pour devenir des leaders afin qu’ils transmettent à leur tour les connaissances acquises sur les nouveaux développements qui s’opèrent dans le secteur de la pêche au niveau local et international. « Cet exercice nous permettra de mettre en pratique les recommandations faites par la FAO », explique Patrick Fortuno, secrétaire de l’Apostolat de la Mer.

Selon les derniers chiffres compilés par l’Apostolat de la Mer, Maurice compte 2 300 pêcheurs (artisanal), qui pêchent dans le lagon à la ligne. « Mais le nombre de pêcheurs qui dépendent de cette activité pour gagner leur vie, précise Patrick Fortuno, s’élève à 4 500. Ceux qui se trouvent dans la catégorie de pêche artisanale et toute la communauté de pêcheurs de l’île font face actuellement à une série de problèmes, tels la réduction des prises quotidiennes, les coûts élevés de la production, la pollution de notre lagon, la difficulté d’accès au crédit, le manque de formation du personnel du top au management et le manque de leadership, entre autres. »

Selon le secrétaire de cette organisation, la pêche artisanale à Maurice est condamnée à se moderniser pour répondre aux besoins économiques, écologiques et aux défis socioculturels. « Cette réorganisation dans ce secteur va nous permettre d’utiliser judicieusement nos ressources afin de mieux protéger notre écosystème, autonomiser les pêcheurs et les aider à faire face aux calamités naturelles et aux changements climatiques. » Le renforcement des capacités dans le secteur vise également à moderniser la pêche traditionnelle avec des moyens sophistiqués.

« D’où l’accent sur une formation plus poussée, susceptible d’avoir des effets multiplicateurs pour donner de bons résultats », insiste le secrétaire de l’Apostolat de la Mer. Différents intervenants, dont ceux du Masifundise Trust, prendront la parole lors de cet atelier de travail pour parler notamment des “small scale fisheries guidelines”.