L’organisation non-gouvernementale Friends in Hope a célébré ce matin son quinzième anniversaire, en présence du ministre de la Santé. Lormus Bundhoo a tenu, au nom des familles et du gouvernement, à remercier l’organisation pour son travail de réhabilitation et de réinsertion des personnes souffrant de troubles mentaux. Il a également annoncé la mise sur pied de mid-way homes bientôt.
Née d’une rencontre entre deux parents souhaitant mettre en place un service d’encadrement pour les personnes souffrant de troubles psychiatriques, Friends in hope a eu un parcours bien rempli. Œuvrant dans le domaine de la réhabilitation, l’ONG propose des activités thérapeutiques et le suivi médical.
Pour faciliter la réinsertion, Hopeway, un centre pour des microprojets, a été mis sur pied en 2007 pour les adhérents ayant terminé leur programme de réhabilitation. De même, un centre résidentiel sera bientôt construit sur un terrain obtenu à bail du diocèse anglican.
Tout en affichant la satisfaction du travail accompli, Monica Maurel, présidente de Friends in Hope, dit avoir encore beaucoup à faire pour continuer à briser les tabous entourant les troubles mentaux. « Il faut éduquer le public à combattre sa peur. » Dans cette optique, un concours d’affiche, en collaboration avec l’agence Gung-Ho, sera organisé à l’intention des jeunes afin de vaincre les préjugés et la stigmatisation.
Monica Maurel a profité de la présence du ministre de la Santé pour réclamer la reconstitution du Mental Health Board et une étude sur l’incidence des maladies mentales à Maurice.
Pour le ministre de la Santé, le gouvernement ne peut s’occuper de la réhabilitation et de la réinsertion des malades. C’est pour cela qu’il a remercié l’ONG pour ce travail et salué l’engagement des volontaires. Lormus Bundhoo a rappelé que les services des soins psychiatriques ont été décentralisés dans les hôpitaux régionaux pour faciliter l’accès aux malades. Dans le même souffle, a-t-il ajouté, des mid-way homes seront mises sur pied. Il a également appelé à plus de compréhension envers ceux souffrant de troubles mentaux : « Personne ne choisit d’être dans cet état. Nous allons offrir aux malades tous les soins et l’accompagnement nécessaires. Chacun doit se sentir humain. »