Un maçon poursuivi devant la Cour intermédiaire sous deux charges relatives au trafic de drogue a été reconnu coupable par la magistrate Wendy Rangan. Cette dernière a conclu que l’accusé avait admis, dans ses dépositions, qu’il avait été interpellé par la police le 1er octobre 2012 à Floréal, près de la clinique Darné, alors qu’il était en possession de “pouliahs” de gandia.
L’accusé était poursuivi sous une charge de « possession de cannabis avec l’intention de le vendre » et pour avoir consommé cette même drogue. Tout en plaidant non coupable de la deuxième charge il devait, dans le même temps, nier avoir eu l’intention de vendre la drogue retrouvée en sa possession. Selon le constable Pompeia, appelé à la barre des témoins, le délit a été commis le 1er octobre 2012 lors d’une descente des officiers de l’ADSU à Floréal, et dont il faisait partie. Selon le témoin, le jour des faits, les membres de l’ADSU, en civil, avaient attendu l’arrivée de l’accusé pour engager la conversation avec lui, lui faisant croire qu’ils venaient acheter de la drogue. L’accusé avait ainsi déclaré au constable qu’il avait quatre “pouliahs” de gandia, qu’il vendait Rs 1 000. Les policiers ont alors relevé leur identité quand l’accusé a retiré les “pouliahs” de cannabis de sa poche, à la suite de quoi ce dernier a été arrêté. Le domicile du suspect a ensuite été fouillé le jour même, perquisition qui se sera malgré tout révélée vaine. La valeur des quatre “pouliahs” de gandia est estimée à Rs 6 000.
L’accusé, pour sa part, avait déclaré qu’il marchait seul près de la clinique Darné, à Floréal, quand un individu l’a approché. Lors de leur conversation, le maçon lui aurait alors dit qu’il avait du gandia à vendre. Lorsqu’il a retiré la marchandise de sa poche, l’individu en question lui a alors montré un billet de Rs 1 000. Ce n’est ensuite que le suspect s’est rendu compte qu’il s’était fait piégé par des policiers en civil. Des officiers de l’ADSU se sont ensuite  précipités vers lui pour le questionner sur la provenance de la drogue qu’il avait en sa possession. L’accusé avait fait ses excuses, prétextant qu’il ne savait pas qu’il vendait de la drogue à des officiers de police. Concernant la provenance, il a expliqué l’avoir acheté à un inconnu rencontré près d’un restaurant à Floréal, lequel lui avait proposé cinq “pouliahs” pour Rs 1 000. Dans sa déposition, l’accusé admet avoir consommé l’un des “pouliahs”. Il nie toutefois être un trafiquant de drogue.
Dans son jugement, la magistrate Rangan devait conclure que l’accusé avait bien été trouvé en possession de la drogue saisie, et ce à la lumière des témoignages en cour et de l’aveu même de l’accusé. La magistrate devait aussi conclure qu’il y avait bien eu consommation de drogue, le trouvant ainsi coupable sous la deuxième charge. Concernant le deuxième aspect de la première charge, concernant l’intention de vendre ladite drogue, la magistrate a estimé que, selon les pratiques d’usages, et en se référant à des cas similaires, la police a la capacité d’utiliser des stratagèmes, comme un “test purchase”, afin de pouvoir contrecarrer les plans d’un suspect, mais tout en veillant toutefois à respecter les dispositions de la loi. De ce fait, la magistrate a reconnu le maçon coupable sous les deux charges d’accusation portées contre lui. Sa sentence sera connue ultérieurement.