Les autorités de la Santé ont décidé d’effectuer des examens médicaux approfondis sur 39 détenus de la prison de Richelieu et sur un garde-chiourme dans le cadre de l’exercice de dépistage de la tuberculose, qui est actuellement en cours dans ce pénitencier après que la moitié du cheptel de sa ferme a été contaminé. Les tests, qui ont débuté hier, devaient prendre fin ce matin.
À la mi-journée d’hier, sur 30 prisonniers examinés, les diagnostics étaient négatifs, a déclaré au Mauricien le Commissaire des prisons, Jean Bruneau. « Nous sommes en contact direct avec la Chest Clinic de l’hôpital Jeetoo qui nous tient informés de la situation. Pour l’heure, aucun signe positif de tuberculose n’a été détecté », a-t-il déclaré. Le Commissaire des prisons s’est voulu rassurant quant aux précautions sanitaires prises tant pour les détenus que pour les membres du personnel.
Le vendredi 28 octobre, 17 vaches élevées sur la ferme de la prison avaient été testées positives à la tuberculose. Un taux jugé élevé sur la cinquantaine d’animaux que comptait la ferme. Un état des lieux du ministère de la Santé de concert avec celui de l’Agro-industrie devait déboucher sur un rapport d’experts. Celui-ci a recommandé l’abattage de tout le cheptel, soit 43 vaches, de même que celui de 16 cabris qui se trouvaient sur la ferme.
Les prisonniers, ayant pour tâche de nourrir ces vaches et cabris, ont été soumis à des tests médicaux qui se sont révélés négatifs. Les autorités sanitaires ont par mesure de précaution soumis l’ensemble des détenus de même que le personnel à des examens préliminaires. Ainsi, durant la journée de dimanche dernier, le Dr Rujeedawa et une équipe de quatre infirmiers de la Chest Clinic ont mené des tests de dépistage préliminaires sur 84 des 85 détenus de la prison, le seul n’ayant pas subi l’examen l’ayant décliné. Tout le personnel de la prison a aussi été examiné, soit 37 officiers. C’est après cet exercice initial que les responsables de la Chest Clinic ont opté pour redoubler de précaution et mener des examens plus poussés sur une trentaine de détenus et sur un garde-chiourme. À noter qu’indépendamment de ces récents tests, les prisonniers du pays sont soumis régulièrement à des dépistages de maladies, dont de la tuberculose.
D’autre part, tous les locaux de la prison de Richelieu (bureaux, cellules et ateliers divers) ont subi une désinfection rigoureuse, alors que l’exercice d’enfouissement des carcasses de bovins et de caprins a duré toute une journée à Mare-Chicose sous surveillance pour prendre fin à 18 h 45.