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La guerre entre les Casernes centrales et la Police Officers Service Union continue de plus belle. La semaine dernière, la POTU avait contraint le commissaire de police (CP) à se rétracter et à autoriser la marche pacifique du syndicat qu’il avait auparavant interdite. Cette semaine, c’est une tentative des Casernes centrales de tenter une médiation dans une affaire impliquant ses membres qui a provoqué la colère du syndicat.

Dans sa lettre adressée au CP cette semaine, le syndicat lui rappelle qu’en novembre 2015, un officier a rapporté un surintendant de police (SP) pour son comportement et son langage. Le cas fut envoyé au bureau du DPP qui, après une longue enquête, a recommandé que des sanctions soient prises contre le SP. Or, note le syndicat, plus de six mois après la recommandation du bureau du DPP, aucune action n’a été entreprise par les Casernes centrales contre le SP. Subitement, à la fin de novembre, l’officier de police qui avait porté plainte contre le SP est convoqué au QG de Rose-Belle, où plusieurs hauts officiers gradés lui ont proposé une médiation et demandé de retirer sa plainte. L’officier de police a refusé l’offre de médiation, a fait savoir aux hauts gradés qu’il maintenait sa plainte et a fait une déclaration à la police et son syndicat.

Après avoir rappelé au CP des affaires où des chefs reconnus coupables n’avaient jamais été sanctionnés, la POTU lui a demandé quand et qui avait décidé de cette tentative de médiation qui, de son point de vue, ressemblait à une tentative de cover-up en faveur du SP.