MONIQUE DINAN

De retour d’un pèlerinage au Moyen-Orient, quelles leçons pouvons-nous retenir de ces trois pays qui baignent en Mer Méditerranée? Des routes bien tracées dans un relief accidenté, des guides bien formés aident à prendre conscience de toute la profondeur religieuse et culturelle de ces pays riches de leur histoire et de leurs réalisations. Il y a aussi ces sites admirablement bien entretenus que l’on découvre dans des paysages à vous couper le souffle.

La compagnie aérienne Turkish Airlines propose en cours de vol dans le long palmarès des films à regarder un documentaire extrêmement bien fait sur les principaux sites historiques à découvrir en Turquie. Un film bien planifié avec comme principal acteur un guide pour nous inviter à découvrir de façon brève mais bien imagée les lieux les plus riches en histoire de la Turquie. Plus de la moitié des sites illustrés dans ce pays, où les musulmans sont massivement majoritaires, sont des endroits chrétiens qui méritent d’être visités parce qu’ils appartiennent à l’histoire de l’Église catholique dans les premiers siècles de sa fondation.

A quand un film pour mettre en valeur la riche diversité religieuse mauricienne?

 Ce film sur le Turkish Airlines pourrait nous servir de modèle pour une réalisation mauricienne du même genre. Les touristes voyageant sur notre ligne d’aviation auraient ainsi la possibilité de découvrir l’histoire et la beauté des principaux lieux de culte de notre île Maurice pluri-religieuse. Un film qui témoignerait aussi de notre savoir-vivre ensemble dans la paix sociale.

Mystic Mauritius “, réalisé par des enfants d’une maman mauricienne, présenté cette semaine au MC Ciné de Trianon devant une salle malheureusement clairsemée est un autre fleuron qui devrait figurer dans la section des films qui pourraient être vus sur Air Mauritius. Il s’agit d’une production cinématographie de très haut calibre qui retrace la mise au monde de l’Ile Maurice issue de laves volcaniques avec sa faune et sa flore.

Devenir une île jardin comme Malte

Malte devrait nous servir de leçon pour la beauté de l’aménagement de son territoire. Ses villes regorgent de jardins publics bien tracés, riches de fleurs et d’arbres fruitiers. Géraniums, lauriers, pétunias exhibent leurs couleurs selon des plans bien établis pour offrir des parterres d’une beauté à vous couper le souffle.

A regarder de plus près, on se rend compte du minutieux travail de planification par des professionnels, où tout a été, au départ, géré à distance afin que l’arrosage soit effectué selon les techniques modernes du goutte à  goutte. On peut penser aussi aux investissements importants que cela a nécessités. Un prix à payer pour se retrouver dans un pays d’une telle beauté, riche de couleurs et de propreté.

Le tableau comparatif des chiffres de Malte et de Maurice disent le grand chemin qu’il nous reste à parcourir si nous voulons vraiment devenir une destination de choix, non seulement par la qualité de nos services mais encore et surtout par un meilleur aménagement de notre territoire.

Que notre Ile Arc-en-ciel veuille découvrir les moyens de mieux s’entourer de couleurs, de parfums, de propreté aura aussi des répercussions positives sur le respect de l’environnement et le climat social dans le pays. Tout cela demande planification et motivation; discussions et propositions. Qu’il y ait compétition dans nos villes et nos villages pour toute une créativité qui mettra en valeur les plantes dans nos lieux publics, le long de nos routes et au centre de nos ronds-points.

Il nous faut un nouveau départ à partir des 50 ans de notre indépendance.  L’avenir à construire doit vouloir mettre à contribution le meilleur de nos acquis, que ce soit dans notre diversité religieuse ou dans notre volonté de nous asseoir ensemble pour planifier, embellir et protéger notre environnement.