Dans le cadre de la journée internationale des handicapés, U-Link en collaboration avec la Down Syndrome Association (DSA) a organisé une série d’activités au Centre Swami Vivekananda à Pailles hier. Au programme : danse, démonstrations d’art martiaux, entre autres… Des numéros qui visaient à démontrer que les autrement capables sont aptes à intégrer la société sans discrimination.
Ils étaient une cinquantaine à s’être déplacés pour l’événement de la DSA hier. Ferozia Hosaneea de l’association U-Link indique que le but de cette journée est de démontrer que les autrement capables sont aptes à évoluer dans la société sans aucune discrimination en raison de leur incapacité.
« Aujourd’hui des enfants handicapés et “normaux” vont faire une prestation ensemble. Cela démontre que les handicapés peuvent intégrer la société sans difficulté. Le regard des autres sur les personnes handicapées a toujours été gênant. Si on a envie de changer les mentalités, il faut commencer par la base. Dans 10 ans, les gens arrêterons de regarder les personnes handicapées comme des extraterrestres », souligne Mme Hosaneea.
Notre interlocutrice laisse entendre que l’intégration sociale des autrement capables est l’un des plus gros défis à relever. C’est la raison pour laquelle le thème choisi pour cette année est Break barriers : open doors for an inclusive society and development for all. L’année dernière, c’était remove barriers. « Après avoir constaté que nous ne pouvions pas les retirer nous avons décidé qu’il fallait briser les barrières », affirme Ali Jhookhun, président de U Link. Pour cette organisation, la société crée des barrières.
Quant au pension scheme pour les handicapés, Mme Hosaneea est d’avis qu’il est susceptible d’être amélioré. « Il y a toujours un grand débat sur cette affaire. On ne peut pas attendre que l’enfant ait 15 ans afin qu’il puisse bénéficier d’une pension. C’est quand il est petit qu’il en a le plus besoin. Il y a beaucoup de complications quand les handicapés sont enfants. C’est là qu’il faut les emmener à l’hôpital ». De plus, elle ne comprend pas pourquoi il faut repasser devant un board à 60 ans. Mme Hosaneea est d’avis que « le système est à revoir ».
Concernant la loi qui oblige les employeurs à prendre un pourcentage d’employés handicapés, M. Jookhun estime qu’il n’y a pas de « solution magique » afin de remédier aux problèmes d’employabilité des autrement capables. Pour lui, le système d’éducation est à revoir. « Il faut avoir une base d’éducation comme pour les enfants normaux. Quand j’ai un enfant handicapé je ne l’envoie pas à l’école or, il faut s’attaquer au problème dès la naissance. Ils ne reçoivent pas une éducation adéquate ».