La Federation of Hotels Taxis Association (FHTA) a réagi lors d’une conférence de presse aujourd’hui, soulignant que la décision prise par le Conseil des ministres le 7 avril dernier, concernant l’instauration d’un comptoir pour les chauffeurs de taxi dans les hôtels, n’a toujours pas été implémentée. Face à cette situation, l’association adresse un ultimatum de 10 jours au gouvernement pour mettre sur pied les décisions prises concernant ce secteur. Si la situation demeure inchangée d’ici la fin du mois, une « opération escargot » est prévue.
Le combat que mène la FHTA pour « humaniser » le secteur du transport dans les hôtels semble ne pas prendre fin d’aussitôt. En effet, la mise sur pied d’un comptoir pour les chauffeurs de taxi dans les hôtels n’a toujours pas été mise en oeuvre alors que la décision a été prise par le Conseil des ministres le 7 avril dernier suite aux recommandations du comité ministériel présidé par le Deputy Prime Minister, Xavier-Luc Duval. Ce même comité avait par ailleurs décidé que l’utilisation des taximètres pour les taxis opérant devant les hôtels et à l’aéroport ne s’appliquera qu’aux nouveaux taxis.
Yashpal Murrakhun, président de la Federation of Hotels Taxis Association, a déploré lors d’une conférence de presse au siège de la Fédération des Travailleurs unis, le manque de communication entre les hôtels, les autorités concernées et le gouvernement. C’est dans cette optique que Yashpal Murrakhun a lancé un ultimatum de 10 jours au gouvernement afin que ce dernier implémente, dans les délais les plus brefs, les décisions prises par le comité ministériel. Si aucun changement n’est constaté d’ici 10 jours, l’association ira dans les rues de Port-Louis pour une « opération escargot ».
Pour rappel, le comité ministériel avait décidé que l’utilisation des taximètres pour les taxis opérant devant les hôtels et à l’aéroport s’appliquerait uniquement aux nouveaux taxis et sera une option pour les autres. De plus, les hôtels avec une capacité de plus de 50 chambres devraient se doter d’un “taxi information desk”.
Le changement de plaque d’immatriculation pour différencier les taxis des voitures de location et autres véhicules a suscité des interrogations auprès des syndicats de FHTA. Ces derniers font appel au gouvernement et surtout au ministre Nando Bhoda afin de donner plus de détails concernant cette réglementation. Selon Yashpal Murrakhun, « la police pe pran sanksion kont nou alor ki nou pa kone kan sa bann reglemantasion-la inn inplemante ».
Les dirigeants de la FHTA, avec comme négociateur Atma Shanto, avaient remis une pétition au Bureau du Premier ministre en mai pour exprimer leur ferme opposition, à la demande de l’Association of Inbound Operators (Mauritius), de geler la mise sur pied d’un “taxi desk” dans les hôtels et sollicitant ainsi une intervention de la part du Premier ministre sur cette affaire. L’association attend toujours une réaction de la part du Premier ministre suite à cette pétition.
La FHTA a, dans un autre volet de la conférence de presse, annoncé qu’ils ont soumis leur mémorandum au comité responsable du Budget. Ils ont demandé que les étrangers cessent de voyager dans les autobus, car « c’est un manque à gagner pour l’industrie touristique ».