Le constable Gaiqui, accusé dans l'affaire de torture sur Iqbal Toofany est décédé ce dimanche 29 décembre

C’est le deuxième policier accusé de “torture by public official” dans l’affaire Toofany qui est décédé ce dimanche 29 décembre. Le constable Gaiqui a été retrouvé sans vie à son domicile à Morcellement La Gaulette. Son corps a été retrouvé dans un couloir et une forte odeur d’alcool émanait du lieu. La police est actuellement sur place.

Le constable Gaiqui et quatre autres policiers sont accusés d’avoir battu à mort Iqbal Toofany dans la nuit du 1er au 2 mars 2015. Ce dernier avait été arrêté lors d’un contrôle de routine par des membres de l’Emergency Response Team au volant de sa nouvelle voiture. Comme la vignette d’assurance et la plaque d’immatriculation ne correspondaient pas, et au vu de la découverte de plusieurs objets, dont une scie et trois téléphones portables, Iqbal Toofany avait alors été confié à la CID de Rivière-Noire pour enquête aux petites heures du matin du 1er mars. Il est décédé le lendemain matin alors qu’il se trouvait aux urgences du Princess Margaret Orthopaedic Centre avec des ecchymoses sur le corps.

Une autopsie pratiquée par Dr Sudesh Kumar Gungadin, appuyait sur la thèse du “foul play”. Ce dernier avait indiqué en cour en avril 2015 qu’il avait décelé « 14 fresh injuries » sur le corps du défunt, notamment des ecchymoses sur plusieurs parties du corps. Le médecin légiste en chef a attribué la cause du décès à un « acute pulmonary oedema caused by hypovolemic shock following soft tissue injuries ».

L’un des policiers impliqués dans cette affaire, le constable Johny Laboudeuse, interdit de ses fonctions et en liberté conditionnelle, est lui décédé le 30 janvier 2019. Il ne reste plus que trois policiers dont Vikash Persand, Jean-François Numa et Joshan Ragoo à faire face à la justice dans cette affaire.

Une autopsie sera pratiquée sur la dépouille du constable Gaiqui afin de déterminer la cause de son décès.