Ce mur construit illégalement sur la plage publique du Jardin Telfair, en face de la mer, Souillac.

Un mur construit sur la plage publique du Jardin Telfair, à Souillac, a attiré l’attention des habitants de la région ainsi que des autorités. Ce mur, érigé à environ 50 mètres de la mer, est érigé depuis plus d’un mois alors que le propriétaire du terrain à bail ne se trouve pas à Maurice. Le conseil du village de Souillac a alerté le ministre de l’Environnement ainsi que le ministère des Terres et du Logement et la Beach Authority car il craint une érosion du sol, qui ira directement sur la plage publique, voire dans la mer.

Selon nos recoupements, un ancien habitant du village, établi en Angleterre, a acquis ce terrain à bail au Jardin Telfair, et ce afin de construire une villa. Toutefois, les travaux entamés récemment sur ce terrain ne respectent pas les normes. « Ce terrain se situe sur une petite falaise. Il y a eu des travaux d’excavation. Les arbres ont été déracinés et de gros rochers ont été enlevés. Ensuite, un mur a été construit à moins de 50 mètres de la mer, qui sépare justement la falaise de la plage. C’est illégal ! Le propriétaire n’a pas respecté les normes en procédant à ces travaux. Il a également abattu deux badamiers qui se  la mer et qui empêchaient une érosion du sol », nous explique Vela Gounden, président du conseil de village.

Ce dernier explique que les travaux incomplets initiés sur ce site pourraient accentuer une érosion du sol, d’autant que de grosses averses sont possibles en cette période. Et d’ajouter que le mur fait face à la mer. « Quand il y a des raz-de-marée, les vagues viennent s’écraser directement sur le mur. Est-ce que le propriétaire a une idée du danger que cela représente ? De plus, les travaux d’excavation causent beaucoup d’inconvénients aux propriétaires des villas à proximité », soutient notre interlocuteur. Avertie, la police de l’environnement est venue sur les lieux à plusieurs reprises.

Le ministère des Terres et du Logement ainsi que le Forestry Department ont aussi été prévenus de ce problème. Une enquête est en cours. « Je me suis renseigné auprès du conseil de district de Savanne et il s’avère que le propriétaire ne détient pas de Building and Land Use Permit pour ce projet. Ceci dit, le propriétaire est dans l’illégalité. Il aurait pu, à la limite, clôturer son terrain s’il l’avait voulu. Un mur en face de la mer est illégal, d’autant qu’il ne détient aucun permis pour cela », affirme Vela Gounden.