Poste de police de Rivière-des-Anguilles

Une jeune fille de 15 ans, fréquentant un collège à Souillac, est traumatisée par un incident qui a eu lieu mardi après-midi. Elle a subi des attouchements de la part de deux individus alors qu’elle se trouvait dans un autobus.

Elle a crié dans l’espoir qu’un passager ou même le receveur lui vienne en aide, mais personne ne s’est levé pour venir s’enquérir de la situation. Dans une plainte déposée à la police hier soir en compagnie de son père âgé de 44 ans, elle a relaté en détail sa mésaventure.

La collégienne relate être montée à bord d’un autobus individuel à Souillac, dont elle a communiqué le numéro de la plaque d’immatriculation à la police, après ses leçons particulières pour se rendre chez elle à Camp Diable. Comme le bus était rempli, elle a pris place sur un siège où était déjà assis un garçon.

En route, un individu qui avait pris place derrière elle a commencé à jouer avec ses cheveux avant de caresser son épaule et ensuite faire des attouchements sur ses parties intimes. La collégienne l’a repoussé, mais sans succès. Le suspect a été rejoint par un autre jeune qui a pris place à côté d’elle et s’est mis à flirter. Puis, il a pris de force son portable pour obtenir son numéro. Entre Saint-Aubin et Batimarais, le jeune homme a fait des attouchements sur elle. Tandis que le passager derrière elle s’est également mis de la partie. La jeune fille a élevé la voix, lui demandant d’arrêter. Mais l’homme à l’arrière d’elle a alors donné un violent coup de pied dans son siège. L’adolescente a alerté le receveur et les passagers qu’elle était importunée par deux personnes, mais personne n’a fait attention à ce qu’elle disait.

Finalement, son calvaire a pris fin quand les deux passagers sont descendus sur un arrêt d’autobus à Batimarais. En rentrant chez elle, la collégienne a tout raconté à son père. Elle a également remis à la police l’uniforme qu’elle portait au moment des faits. Même si elle n’a pas subi de blessure, elle ressent des douleurs aux joues et dans ses parties intimes, a-t-elle souligné. Néanmoins, elle a souhaité se faire examiner par un médecin. Dans sa version des faits, la collégienne ajoute qu’elle est en mesure d’identifier ses agresseurs.

D’ailleurs, elle a remis à la police le numéro de portable du jeune homme qui flirtait avec elle. Une enquête pour “attempt upon chastity” a été ouverte et les suspects sont activement recherchés par la police.