Les boxeurs, haltérophiles et volleyeurs mauriciens étaient réunis jeudi dernier au Sports Complex de Vacoas dans le cadre de la campagne ‘SAY NO TO DOPING’ visant à sensibiliser les sportifs contre les méfaits du dopage. Une initiative très importante surtout en vue des Jeux des Îles de l’Océan Indien prévue pour l’année prochaine.
Ram Lollchand, assistant director of Sports, a fait ressortir que cette campagne est financée par le United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization (UNESCO avec l’aide des partenaires que sont l’Organisation Régionale Antidopage (ORAD), le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), le Comité Olympique Mauricien (COM) entre autres. « C’est très important pour les sportifs de ne pas se doper car les sanctions deviennent de plus en plus lourdes. Le dopage est une entrave à l’éthique sportive et une menace pour la santé des athlètes. Il est donc primordial pour les Mauriciens de bien surveiller leurs alimentations et de ne pas prendre des substances illicites », indique-t-il.
Le président du Club Maurice, Giandev Moteea, a tenu à remercier l’équipe organisationnelle derrière cette campagne de sensibilisation ainsi que les fédérations sportives pour leurs soutiens. « Les athlètes doivent uniquement se concentrer sur leurs programmes d’entraînement. C’est important d’avoir une bonne préparation surtout en vue des JIOI l’année prochaine en terre réunionnaise. Au sein du Club Maurice, nous misons beaucoup sur les athlètes. Il ne faut pas se laisser tenter par le dopage. C’est une honte pour le sport », fait ressortir l’homme fort du Club Maurice.
À noter que plusieurs intervenants s’y sont lancés tour à tour pour permettre aux différents sportifs de mieux cerner les méfaits du dopage. Le Dr Seebsurn (Medical Officer) a parlé des bienfaits de pratiquer un sport propre tandis que la nutritioniste Sadhana Purgus a, pour sa part, spécifié qu’il était important pour les athlètes de manger sainement. B.Mudhoo (Sports Nursing Officer) s’est lui apesanti sur les substances illicites que les sportifs doivent absolument éviter alors que le pharmacien B. Naeck s’est appuyé sur les effets secondaires liés au dopage. P Dhoomon (Sports Nursing Officer) et P. Beeharry (Senior Youth Officer) ont également fait ressortir qu’il y avait un code éthique à respecter et que le sport inculque des valeurs saines.
Partenaires incontournables de la lutte contre le dopage dans le sport, l’UNESCO et l’Agence mondiale antidopage (AMA) agissent de concert, au niveau international, pour contrer ce fléau qui est néfaste pour la santé des athlètes et met en péril le fair-play et l’équité de la compétition, en causant un tort irréparable à la crédibilité du sport. Compte tenu de son engagement en faveur de l’éducation, et pour les valeurs fondamentales qui sous-tendent l’éducation physique et le sport, l’UNESCO s’inquiète de l’érosion de l’éthique et des inégalités criantes résultant de l’utilisation par les athlètes de substances améliorant leurs performances. Depuis sa création, elle défend en effet les principes d’égalité et de justice et est l’instrument des nations pour poser les limites éthiques aux avancées scientifiques et techniques.
En sa qualité d’organisation du système des Nations Unies dotée d’un mandat historique dans le domaine du sport, l’UNESCO a favorisé l’élaboration du premier instrument juridique antidopage à l’échelle mondiale (la Convention internationale contre le dopage dans le sport) et s’emploie, depuis, à favoriser sa mise en oeuvre en soutenant les gouvernements dans l’élaboration de programmes nationaux de lutte contre le dopage. Convaincue qu’il est également essentiel de sensibiliser la prochaine génération de sportifs pour pouvoir mettre un véritable terme au dopage dans le sport, l’UNESCO contribue également à l’élaboration de programmes d’éducation et de prévention contre le dopage visant à promouvoir les valeurs fondamentales du sport et à informer les jeunes des conséquences morales, juridiques et sanitaires du dopage.