Le ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree a déclaré hier que l’éducation pour le développement durable ouvre la voie à une meilleure compréhension des questions qui ont une incidence sur la durabilité de la planète, tout en favorisant un examen et une compréhension des valeurs de la société. Il a soutenu qu’il y a de plus en plus de preuves que notre système climatique change. C’était lors de l’inauguration d’une réunion de trois jours d’experts de l’UNESCO sur l’éducation au changement climatique pour le développement durable à Balaclava.
Vasant Bunwaree a affirmé qu’il existait un temps où les sociétés considéraient l’éducation sous une perspective restrictive, comme un convoyeur de ses valeurs, normes et traditions en vue de leur sauvegarde ou de leur conservation. « Aujourd’hui, notre compréhension de l’éducation est constamment ponctuée par une prise de conscience des nouvelles réalités et des préoccupations qui sont plus globales et universelles », a-t-il dit. « Une analyse systématique des données montre que le nombre de tempêtes atteignant le statut de cyclone tropical est à la hausse dans cette partie du monde », a-t-il ajouté.
Selon le ministre de l’Éducation, la fréquence des événements météorologiques extrêmes – tels que les fortes pluies, les tempêtes et les cyclones tropicaux – a également augmenté de manière significative. « L’augmentation de la température, l’élévation du niveau de la mer, de la détérioration des conditions côtières et la réduction des ressources en eau sont des risques auxquels nous sommes très sensibles en tant que petit État insulaire en développement », a-t-il déclaré.
Pour sa part, Mohamed Djelid, directeur du Bureau de l’UNESCO à Nairobi, a soutenu que lorsqu’on parle de menaces à la paix et à la sécurité mondiale, on a tendance, en général, de penser au terrorisme. « Mais je peux dire et vous le savez déjà, qu’il y a d’autres menaces dont les problèmes liés au changement climatique », a-t-il déclaré.
Malheureusement, a-t-il ajouté, beaucoup de pays africains n’ont pas les moyens de s’adapter aux conséquences du changement climatique, ni de les atténuer. « Il nous faut donc une action collective et cela relève de la responsabilité de tous les citoyens », a-t-il insisté. M. Djelid a précisé que pour réussir, il nous faut changer notre et notre attitude et repenser à nos systèmes de consommation et de production. « Comment le faire ? C’est ça le défi », a-t-il affirmé. « Nous pouvons le faire en éduquant les jeunes et en les encourageant à étudier les sciences pour qu’ils puissent contribuer au développement des technologies vertes. »
Lors de la séance inaugurale, le président exécutif de la Commission Maurice île Durable (MID) Osman Mahomed a fait une présentation du projet MID à l’intention des participants. Les recommandations issues de la réunion serviront de contribution à la 18e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de la conférence mondiale de l’UNESCO sur l’éducation au développement durable prévue en 2014 au Japon, indiquent les organisateurs. La réunion prend fin vendredi.