Un montant de Rs 40,5 millions en vue de l’achat des uniformes et autres accessoires destinés à la force policière n’a pas été utilisé durant l’année financière 2010-2011.
Le rapport de l’Audit souligne que chaque année le budget de la police prévoit l’achat des uniformes par la force policière. Ainsi pour 2011, un montant de Rs 33,5 millions avait été prévu à cet effet. Le bureau de l’Audit note que le retard en vue de finaliser les appels d’offres est à l’origine de la non-utilisation de ces fonds. Ces retards ont été observés pour l’achat des chaussures, casquettes, uniformes prêt-à-porter pour la SMF, uniformes prêt-à-porter pour les policiers ainsi que la confection des costumes. Les procédures d’appel d’offres initiées durant l’année financière n’ont pas été finalisées durant la même période. « The lack of proper specifications has delayed the tender exercises. Specifications had to be redrafted due to errors, omissions or ambiguity. Tenders even had to be cancelled and fresh ones launched », souligne le bureau de l’Audit. Il observe que le temps consacré à l’évaluation des offres soumises a aussi affecté le processus d’appel d’offres. Tel a été le cas pour l’achat des souliers, casquettes, bérets et uniformes prêt-à-porter pour le SMF.
Le bureau de l’Audit recommande à la police de revoir son processus d’appel d’offres. « Il est essentiel que des spécifications correctes soient préparées dès le début. Il faut également une meilleure coordination entre le déboursement des fonds et les procédures d’achats, as funds lapsed when these are not finalized at year-end. »
Selon les explications données au bureau de l’Audit par la police, le budget alloué aux uniformes et autres accessoires est à titre indicatif et les spécifications pour les uniformes de la police sont hautement techniques.
Les problèmes associés à l’achat des appareils pour mesurer le taux de décibels et le degré d’émission de fumée sont également relevés dans le rapport de l’Audit. Quelque Rs 6,1 millions ont été consacrées à l’achat de ces appareils afin de permettre à la force policière de lutter contre la pollution causée par les véhicules : onze Smoke Meters et dix Sound Level Meters. Les appareils ont été livrés en octobre 2011 et les paiements ont été effectués en décembre 2011. Le bureau de l’Audit relève aussi l’absence de planification par le ministère de l’Environnement et du Développement durable en vue de l’acquisition de ces équipements. Par ailleurs, c’est seulement après leur livraison qu’il a été décidé de distribuer ces appareils aux officiers de police et à ceux de la NTA. En octobre, cinq appareils destinés à mesurer l’émission de fumée ont été remis au service de la Emergency Response Unit. Ces appareils n’ayant pas été utilisés en raison de la nature du travail des officiers de cette unité, ont été retournés aux Stores. Huit appareils destinés à contrôler l’émission de fumée et huit autres pour mesurer le taux de décibels ont été alloués à la Traffic Branch Unit, à la police de l’environnement, à Rodrigues et à la NTA. « Les autres appareils se trouvaient dans les stores de la police en février 2012. »
Par ailleurs, les Rs 1,7 M consacrées à la formation sur l’utilisation de Smoke Meters ont été utilisées pour envoyer trois officiers de police et deux du ministère de l’Infrastructure à Londres. La formation a duré cinq jours.
Le bureau de l’Audit constate que les formateurs du ministère des infrastructures devaient également former les officiers de la NTA sur l’utilisation des Smoke Meters. Toutefois en février 2012, aucune formation n’avait encore été tenue. Par conséquent, deux appareils sont restés inutilisés durant cinq mois. « La garantie sur ces appareils est expirée sans qu’ils aient été utilisés. » Concernant les appareils destinés à mesurer le taux de décibels émis par des motocyclettes, malgré les efforts déployés par la police, ils n’ont pu être utilisés. « These meters were meant to effect tests on motor/auto cycles with odometers of European standards and as such, could not be used on those of China origin », révèle le bureau de l’Audit.
Il ressort que les spécifications en vue de mesurer l’émission de fumée ont été préparées par le ministère de l’Environnement mais que des problèmes techniques subsistent concernant les Sound Level Meters. De plus, des problèmes légaux concernant le niveau de décibels autorisé sont signalés.
Le Bureau de l’Audit note également des problèmes concernant les véhicules de la police et le niveau de la consommation d’essence. Il recommande que le département de la police ordonne à leurs officiers d’utiliser les véhicules à bon escient.