L’Union des Comores, qui accueille ces jours-ci la réunion annuelle des officiers permanents de liaison de la Commission de l’océan Indien, dispose depuis hier d’un Conseil régional et d’un bureau permanent de liaison. Le conseil national de coopération régional a été inauguré par le ministre comorien des Relations extérieures El-Anrif Said Hassane, et président en exercice de la COI, et le Secrétaire général de l’organisation indianocéanique Jean Claude de l’Estrac.
Le Conseil national de coopération régionale (CNCR) est une structure nationale visant à permettre à améliorer et fluidifier la coordination des actions de la COI. Chaque point focal installé dans chaque pays membre est considéré comme un ambassadeur du projet dans le ministère concerné de son pays. Le ministre comorien a, à cette occasion, rappelé à quel point il est « attaché à l’engagement de la COI et de son secrétariat régional envers le rapprochement des pays membres ».
El-Anrif Said Hassane et Jean Claude de l’Estrac ont également procédé à l’ouverture du bureau régional permanent de liaison au ministère des Affaires étrangères. Ce bureau, qui doit être créé à terme dans chaque État membre de la COI, est composé de l’Officier permanent de liaison (OPL) et d’un tout nouveau cadre, dédié au suivi des actions de la COI, le Responsable technique national (RTN). L’OPL est le relais direct, la « charnière » entre la COI et le ministère des Affaires étrangères de chaque État membre.
Le premier Bureau permanent de liaison (BPL) d’un État membre de la COI marque une avancée dans la coopération régionale. Le dévoilement de la plaque du BPL par le président en exercice de la COI et la visite des locaux, entièrement équipés en matériel informatique et bureautique, par le Secrétariat général de la COI, ouvrent en effet la voie à une nouvelle étape.
Au cours d’une conférence de presse, qui a suivi la cérémonie d’inauguration, Jean Claude de l’Estrac a insisté sur la « nécessité absolue pour le personnel, au niveau de chaque partie prenante, de créer et de maintenir les passerelles » permettant à l’Indianocéanie d’exister concrètement. Il a par ailleurs souligné « la contribution de la COI au développement durable des Comores » et a annoncé la création d’une publication et la naissance d’une collection : IndianOcéaniques, dont le premier numéro, distribué à l’occasion, décrit et illustre la coopération en faveur de l’Union des Comores.
Jean Claude de l’Estrac a affiché l’ambition d’une grande « famille » indianocéanique qui pourrait, un jour peut-être, dans chaque aéroport de la région, posséder un couloir réservé à ses populations…
El-Anrif Said Hassane a affirmé, avec détermination, son souhait que « l’adhésion des populations à un destin commun » puisse se construire avec une « COI fédératrice et compétente ». Il ajoute avoir conscience que les populations ont souvent « de la peine à comprendre les barrières et les obstacles qui se dressent entre les pays ». Ce défi, ajoute-t-il, en assurant le Secrétariat général de la COI de sa « fidélité », est celui de la responsabilité des États, qui doivent montrer la voie en s’engageant pleinement. « Sur ce chemin, mon pays est disponible et, bien entendu, moi aussi… » conclut-il.