L’Union Nationale d’Ashock Jugnauth s’est déplacée à Vallée-Pitot hier pour une deuxième réunion nocturne. Le leader du parti a fait comprendre qu’il soutenait l’action du Parti travailliste et affirmé que le Mouvement socialiste militant (MSM) n’attire plus les foules. Ashock Jugnauth ne donne pas longtemps au Remake 2000.
Le leader de l’Union Nationale (UN) a pris la parole lors d’une réunion nocturne à Vallée-Pitot, Port-Louis, hier. Pour lui, le MSM « inn redwi a nean » avec tous les scandales où le nom du parti du soleil a été cité, notamment dans l’affaire MedPoint et celle de contrebande de bois de rose. « Nou tou kone ki kan ena meeting MMM/MSM entre 75 % ek 90 % bann MMM ek le ress MSM », a-t-il lancé. Pour lui, cette alliance ne durera pas longtemps.
Ashock Jugnauth est catégorique : il n’y a que le Parti travailliste (Ptr) et le Movement militant mauricien (MMM) qui ont les ressources pour arriver au pouvoir. Le leader de l’UN a fait comprendre que pour lui il n’y a pas de grande différence dans le travail des deux partis. « Tous les partis politiques veulent travailler pour le bien de la population… Ils veulent tous réduire le taux de chômage et promouvoir l’éducation », a expliqué Ashock Jugnauth. Et d’ajouter que le plus important « c’est la manière faire des politiciens ».
Pour le leader de l’UN, une réforme dans le domaine de l’agro-industrie est primordiale pour l’économie et l’autosuffisance de Maurice et ainsi éviter une crise alimentaire. « Nous n’avons ni or ni diamant mais nous avons des ressources humaines que nous pouvons utiliser ». Maurice, dit-il, a un territoire marin qui pourrait lui permettre de nourrir jusqu’à cinq fois sa population et créer plus de richesses. C’est pour lui la seule voie pour améliorer le sort de la population.
Le leader de l’UN a expliqué aux habitants de Cité-Rozemont qu’à l’heure de la globalisation, le monde est comparable à un seul et même village qui est affecté par les problèmes des autres pays. Le pays, dit-il, a beaucoup évolué au niveau des infrastructures, notamment au niveau des routes, mais ce n’est pas suffisant. « Il faut augmenter l’activité économique ».
Maurice, affirme Ashock Jugnauth, n’est pas en banqueroute comme certains pays européens et le gouvernement de Navin Ramgoolam peut compter sur son soutien.