Ashok Jugnauth, leader de l’Union Nationale, dit connaître le dénouement du feuilleton politique qui retient actuellement l’attention du pays. Il affirme que Pravind Jugnauth, leader du MSM, et les autres ministres démissionnaires de son parti réintègreront pleinement le gouvernement. « Eski zot pou divorsé? Ou bien laké ant lakwis zot pou rétourné? » a demandé le leader du l’UN à ses partisans, lors de son comité central, hier, à Saint-Pierre. Ashok Jugnauth a donné son opinion sur la question: « Je pense qu’ils vont réintégrer les rangs (…). Nou éna linformasion ki MSM pou rétourn o berkay (…) Mé si MSM rétourné, ki dinyité zot pou éna? » N’empêche, selon lui, qu’il n’est pas improbable que quatre éléments du MSM quittent leur parti « pou al lot koté. » Ashok Jugnauth estime aussi que dans l’éventualité où le MSM siège comme « backbencher loyal », ses députés de l’hémicycle ne resteront pas insensibles aux propositions qui leur seront faites par d’autres partis. Le leader de l’UN, qui a focalisé son intervention sur la démission des ministres du MSM, estime que « Pravind Jugnauth pa konn kassé. Li kass zis lamwatié (…) Légalement, lorsqu’il y a séparation entre deux époux, le terme utilisé est Judicial Separation. Zot, zot pe fer enn loyal political separation! » Pour ce dernier, « Pravind Jugnauth aurait dû attendre le retour de Navin Ramgoolam au pays pour discuter avec lui et rectifier le tir, s’il y a eu maldonne, avant de démissionner, s’il y avait lieu. » Mais, dit-il, le MSM a choisi de quitter la population « en plan. » Ashok Jugnauth – qui a condamné l’absence du PM Navin Ramgoolam du pays, qui « est en train de traverser une période noire » – a avancé que le leader du PTr « avait pourtant appelé Maya Hanoomanjee pour lui demander de démissionner. » Ce que l’ex-ministre de la Santé a refusé de faire. « Ki li ti Bolom Ramgoolam, Jugnauth ou Paul Bérenger, kan dir step down ou pas step down, ti pou révok ou », dit Ashok Jugnauth. Il a aussi mis en garde ceux qui sous-estimeraient Navin Ramgoolam : « N’oubliez pas qu’il a réduit Rama Sithanen en poussière! » L’Union Nationale se dit pour que l’ICAC fasse son travail librement dans le sillage de l’enquête sur l’affaire MedPoint. Le parti dit ne pas comprendre pourquoi Pravind Jugnauth émet des doutes sur cette institution. L’Union Nationale, selon son leader, n’a pas tout dit sur les nouvelles donnes en politique. « Nou pé atann kan akter prinsipal révini pou nou fer plis komanter », déclare Ashok Jugnauth. D’un ton nostalgique, il évoque le règne du gouvernement MMM-MSM entre 2000 et 2005, et croit fermement que « le pays a besoin d’un gouvernement solide comme l’a été le MMM et le MSM. Zordi péi ti pou fer progré. »