Lassé de voir que son activisme ne le mène à rien, Alain Bertrand a décidé de fonder un parti politique, qu’il a baptisé « Union Populaire ». Son ambition : être le déclencheur du changement.
Alain Bertrand tient à se démarquer par ses propositions. Celui qui se prépare « pour les prochaines élections » générales dit notamment aspirer à « rendre le pouvoir au peuple », et ce en « instaurant une démocratie plus juste et accessible ». D’où le choix du nom du parti, dit-il.
Son programme apparaît varié. M. Bertrand compte ainsi mettre l’accent sur l’écologie, la démocratisation de l’économie, le “Youth Empowerment” et la « revitalisation du sport », entre autres. « Je me suis rendu compte que si je veux du changement, c’est seulement au Parlement que j’arriverai à le faire », explique-t-il. L’Union Populaire dit n’être « ni de gauche, ni de droite », ajoutant : « Nous allons tirer le meilleur de la droite et de la gauche. »
Toutefois, la liste des candidats qui représenteront le parti n’est pas encore finalisée. De fait, le mouvement n’est, pour l’instant, qu’un « front commun avec plusieurs groupes ». L’activiste précise que la liste sera bientôt finalisée. À noter qu’Alain Bertrand n’est pas le leader du parti, mais « l’initiateur », expliquant : « C’est le peuple de décider de ce qu’il en fera. »
Dans le souci de « démocratiser » l’Union Populaire, Alain Bertrand a créé un site (unionpopulaire-mauritius.org), où les Mauriciens sont invités à « apporter leur contribution ». Ils peuvent aussi postuler pour le parti en ligne et discuter entre eux sur les points du programme qui leur tiennent à coeur. Petite précision, selon Alain Bertrand : « Les membres du parti devront promettre de ne pas chercher leur enrichissement personnel ».