Me Rama Valayden dénonce ouvertement : « Prisoners are being tortured on a daily basis in Central Prison Beau-Bassin »

Prenant le relais des dénonciations des cas de torture et de brutalité à l’encontre des détenus, qui semblent avoir dérangé pour des raisons occultes certains dans leur « Exclusive Comfort Zone », Me Rama Valayden est venu de l’avant avec plus qu’un Indictment. Dans une lettre officielle adressée à la Commission des Droits de l’Homme, il soutient avec force que « prisoners are being tortured on a daily basis in Central Prison Beau-Bassin. Are we inviting death to hit again before we pretend to act ? ». Ainsi, il réclame une enquête sans compromis de cette instance pour mettre un terme à ces pratiques dégradantes et abusives des droits humains.

Avant de fustiger les institutions faisant la sourde oreille aux doléances exprimées par les victimes de torture en milieu carcéral, Me Valayden prend à témoin ses « Brothers at the Bar ». « All counsels who have clients at Beau-Bassin Central Prison can confirm the horrific and barbaric treatment meted to prisoners who have received complaints of the same nature », écrit-il dans cette communication au président de la Commission nationale des Droits de l’Homme.

L’homme de loi soutient que la clause 7 (1) de la Constitution prévoit des garanties contre l’Inhuman Treatment et interdit tout cas de torture et autre Degrading Punishment. Mais il cache difficilement son étonnement que cette section de la Constitution est non seulement « flouted but is violated with impunity on a daily basis » à la prison.

Me Valayden se permet de mettre en exergue la sourde oreille des institutions face à ces cas flagrants de torture et de violation des droits humains. « Are all our institutions becoming deaf and blind to what is happening in prison, particularly at the Central Prison Beau-Bassin ? ». Il cite le dernier cas en date, un détenu dénonçant devant la Bail and Remand Court au cours des dernières 24 heures des cas de brutalité attribués à des Prison Officers.

Face à des accusations, la Cour n’a eu comme réponse, aux dires de Me Valayden, « he has been requested to contact the Welfare Department (de la Prison) and the Court will do likewise » avec l’homme de loi, prenant à contre-pied ceux qui trouvent à redire face aux témoignages authentiques, même anonymes, ajoute : « For me, with all due respect, it’s a joke ».

La balle est maintenant dans le camp de la Commission nationale des Droits de l’Homme pour faire la lumière sur le « régime d’enfer » à la prison avec une demande expresse de l’homme de loi pour que les dépositions des détenus ne soient pas consignées en présence des Prison Officers.

Affaire à suivre même de manière anonyme…