Bénéficiant d’un capital de confiance « plus élevé que la moyenne, et parfois même, davantage que certains officiers », les « red band prisoners » font « partie du paysage interne de toutes les prisons de l’île ». Il s’agit, expliquent ces officiers, de détenus « triés sur le volet bien entendu » et à qui sont confiées des tâches diverses, comme le nettoyage, le repassage ou l’aide en cuisine, mais aussi le « transfert de documents d’une unité à une autre, au sein d’une même prison ». Ces détenus disposent donc « d’un statut spécial et ont accès à certaines informations sensibles et importantes ». Qui plus est, ajoutent ces officiers, « ils ont libre accès un peu partout dans les prisons, ce qui augmente les risques qu’ils deviennent des cibles et des proies de trafiquants incarcérés ».