Une lettre du département des ressources humaines lui annonce qu’il est le prochain “academic staff” éligible à occuper ce poste et le “council” vient changer les règlements trois jours plus tard, après qu’il ait accepté l’offre.
Nouveau coup dur pour le professeur Arnaud Carpooran à l’Université de Maurice. Après l’arrêt des cours en “Creole Studies”, il est privé du poste de « Dean » de la faculté des sciences humaines, qui devait lui revenir automatiquement. Une proposition en ce sens lui a bien été faite le 15 mai dernier, mais le « council », réuni trois jours plus tard, a décidé que dorénavant les nominations se feront sur la base de sélection. Ce que déplore le Pr Carpooran, qui se demande si une telle décision peut avoir un effet rétroactif.
Dans une lettre adressée à la direction de l’Université de Maurice le 30 juin dernier, Arnaud Carpooran ne cache pas son mécontentement concernant la tournure des événements sur la nomination du « Dean » de la faculté des sciences humaines. Il rappelle que ce poste lui a été offert le 15 mai dernier, étant donné, comme le précise la lettre du directeur des ressources humaines (DRH), qu’il était le « next academic staff member eligible to serve as Dean of the Faculty of Social Studies and humanities ». Le 17 mai, soit deux jours plus tard, il a ainsi écrit au vice-chancelier, lui expliquant qu’il acceptait le poste, suite à la lettre du DRH. Mais c’est avec surprise qu’Arnaud Carpooran dit avoir appris le 2 juin que le « council » réuni le 18 mai, soit au lendemain de son acceptation du poste, a décidé de revoir les procédures. Ainsi, contrairement à ce qui lui avait été promis, les nominations se feraient dorénavant par sélection. Les candidats intéressés devront présenter leur dossier et passer un entretien. « Je me demande pourquoi c’est à mon tour qu’on décide de changer les règlements. De même, est-ce qu’une décision prise après que le poste m’a été proposé est applicable avec effet rétroactif ? » s’interroge-t-il.
Arnaud Carpooran a demandé que le « council », qui se réunira de nouveau ce vendredi, revienne sur sa décision. Au cas contraire, prévient-il, il se réserve le droit d’avoir recours aux instances appropriées. Il dit également noter « d’étranges coïncidences » dans la tournure des événements.