L’Université de Maurice en collaboration avec la Southern African Research and Innovation Management Association (SARIMA) a tenu hier une session de travail axée sur le financement de la recherche. Destinée à tous ceux qui sont impliqués dans la recherche et la gestion de l’innovation dans les différentes institutions ainsi que ceux qui sont intéressés à entreprendre des recherches de pointe, cette conférence a permis aux participants de discuter des stratégies que le pays devra développer pour attirer des fonds en vue de promouvoir la recherche.
Les institutions de recherche doivent avoir recours à une variété de bailleurs de fonds afin de trouver les ressources tant humaines, matérielles que financières en vue d’assurer le bon fonctionnement de leurs projets. Avec le nombre de demandes de financement que les bailleurs de fonds reçoivent, indique le Consultancy and Contract Research de l’Université de Maurice (UoM), il est important de pouvoir présenter des demandes convaincantes qui sauront attirer leur attention. Ainsi, l’atelier de travail organisé par SARIMA, un réseau regroupant des gestionnaires de la recherche et de l’innovation au niveau régional en Afrique du Sud, avait pour but d’aider les chercheurs et les institutions engagées dans la recherche à développer leurs stratégies en vue des demandes de financement dans le cadre leurs projets. Animé par le Dr Karin Dyason, Project Manager of the Capacity Development and Professionalism de SARIMA, cet atelier de travail a survolé les principaux éléments constituant une bonne demande de financement : comment mettre en avant le bien-fondé de la demande, dresser le profil de l’organisme, déterminer l’objet de la recherche et le projet à présenter, identifier les ressources matérielles, humaines et financières nécessaires, rédiger la demande et en faire le suivi.
Cette conférence était destinée à tous ceux qui sont impliqués dans la recherche et la gestion de l’innovation dans les différentes institutions ainsi que ceux qui sont intéressés à entreprendre des recherches de pointe. L’atelier a vu la participation des directeurs des instituts de recherche, des doyens des facultés, des chercheurs des universités et instituts de recherche, des organismes parapublics et des organisations non gouvernementales, ainsi que plusieurs personnes désireuses d’acquérir des compétences dans la gestion de la recherche.
Présent à cet atelier de travail, le ministre de l’Éducation tertiaire et de la Recherche Rajesh Jeetah a souligné l’importance de pouvoir maximiser la recherche avec les ressources limitées dont dispose le pays. « Le gouvernement a plusieurs projets qui impliquent la recherche et pour ce faire nous avons besoin de financements et de ressources humaines compétentes. Il est donc impératif que nous nous partagions nos ressources, que nous tissions des liens externes et réunissions nos ressources professionnelles », dit-il. Le ministre estime aussi que les travaux de recherche ne devraient pas figurer uniquement dans les Research Journals. « Research should not lie within the pages of highly specialized journals, but should be of an applied nature that can help solve the real problems facing society. » Il a également estimé que la mise sur pied d’une nouvelle institution avec l’aide du gouvernement indien contribuera à faire avancer la recherche.
L’Association pour la gestion de la recherche et de l’innovation en Afrique du Sud travaille par ailleurs sur un projet relatif au renforcement des capacités de gestion de la recherche et de l’innovation en Afrique. Elle bénéficie du financement de l’Union européenne et du Secrétariat des États d’Afrique et compte plusieurs partenaires à travers l’Afrique australe et centrale.