L’Université de Maurice, avec la collaboration du Conseil des Religions, proposera une seconde fois le Certificate in Peace and Interfaith Studies. En 2010, 18 étudiants s’étaient inscrits à ces cours qui ont pris fin en mai dernier. Selon ses promoteurs, cette formation vise à promouvoir le dialogue interreligieux en vue de consolider la paix interculturelle dans le contexte multireligieux propre au pays.
Le Certificate in Peace and Interfaith Studies, programme d’étude dispensé par l’Université de Maurice (UoM) dans le cadre d’un protocole d’accord avec le Conseil des Religions, a été lancé pour la première fois en décembre 2010. Cette formation, selon ses promoteurs, vise à promouvoir le dialogue interreligieux susceptible de consolider la paix interculturelle dans le contexte multireligieux propre à notre pays. Cette initiation à l’étude de cinq principales religions pratiquées à Maurice —  l’hindouisme, le christianisme, l’islam, le bouddhisme et la foi  baha’ie — intègre l’histoire, la théologie, le rituel et les enseignements juridiques de chacune de ces cinq religions. Des intervenants de différentes confessions et spécialisés dans divers domaines animent la formation. La particularité du paysage religieux et culturel de Maurice de même que la contribution des diverses religions au développement social du pays y sont aussi abordées.
Par ailleurs, cette formation de deux ans se décline en trois modules : Introduction aux religions ; Paix et Résolution des Conflits et Communications. Une study visit et un échange culturel chez les communautés religieuses sont aussi prévus. Les cours sont dispensés sous l’égide de la Faculty of Social Studies and Humanities de l’UoM. « Les étudiants de la première cuvée sont tous très enthousiastes de ce qu’ils ont appris sur les différentes religions pratiquées à Maurice », indique au Mauricien le Révérend Philippe Goupille, président du Conseil des Religions. Cette connaissance de la religion d’autrui, souligne-t-il, favorise un environnement social moins conflictuel et contribue à créer un climat sain dans le pays. « C’est une contribution positive au développement de l’harmonie sociale. Le Conseil des Religions et l’Université de Maurice souhaitent que le plus grand nombre possible de Mauriciens s’y inscrivent. »
Pour la première édition, les 18 personnes qui s’y sont inscrites, partagent le même avis : « Nous avons vécu une riche expérience pendant ces deux ans en côtoyant des personnes de confessions différentes. Une solide amitié s’est développée entre nous. »
« Ce dialogue interreligieux nous a rapprochés et nous a aidés à apprécier l’autre dans une nouvelle lumière de la compréhension. Il nous a également formé de manière à agir en tant que leaders religieux, modèles et responsables de la paix dans des situations de conflit », soutient l’un des participants à ce programme de formation, Barender Candassamy. « La récente globalisation économique avec l’interpénétration des traditions et cultures, en plus de la technologie, nous enrichit matériellement, certes, mais pas spirituellement. Cette formation apporte l’aspect spirituel, guidé par l’esprit d’amour, de partage, de solidarité, de compassion, d’honnêteté et des valeurs universelles de sorte que le développement humain soit équilibré tant matériellement que spirituellement », conclut pour sa part le Pandit Choonucksing Oumasunkur, un autre participant.