Les étudiants de l’université de Maurice ont été interdits d’organiser leur fête de fin d’année pour la première fois en 15 ans. Selon nos informations, cette décision est motivée par le fait que certains consomment trop de l’alcool à cette occasion, une attitude « inacceptable » selon le vice-chancelier de l’institution. Se disant « outrés », les jeunes ne comptent pas baisser les bras, estimant qu’on ne peut leur priver de cette fête. Une réunion décisive est d’ailleurs prévue cet après-midi pour connaître la décision du VC.
Les jeunes du campus de Réduit organisent chaque année, et ce depuis 15 ans, une fête de fin d’année. Si cette rencontre annuelle duraient auparavant jusqu’à l’aube, elle prend aujourd’hui fin à 23 heures à la suite d’une décision de l’Université de Maurice (UoM) prise il y a plus de trois ans. Cette année, le vice-chancelier a cependant interdit l’organisation de cette fête qui était prévue le 19 décembre.
Du côté des étudiants c’est la frustration car, disent-ils, aucune université au monde n’empêche de faire une fête de fin d’année. « Nous sommes des adultes et nous savons ce que nous faisons… », lancent plusieurs jeunes. De plus, soulignent-ils, il n’y a jamais eu aucun incident ou problème les années précédentes.
Les étudiants de l’UoM, qui ne baissent pas pour autant les bras, sont toujours en négociation avec la direction. Si dans un premier temps c’était une interdiction catégorique, la direction aurait par la suite demandé aux jeunes de tenir leur fête durant la journée. Proposition qu’aurait rejetée les jeunes soutenant que c’est la tradition de l’organiser dans la soirée. Il se pourrait cependant qu’après les discussions, ils puissent faire la fête jusqu’à 21 heures.
À la direction de l’UoM, l’on déclare que cette décision a été prise « dans l’intérêt des jeunes », le vice-chancelier ayant appris que trop d’alcool circulait durant ce genre de fête. Ce dernier trouve d’ailleurs « inacceptable » ce genre d’attitude sur le campus. De plus, il serait en présence de preuves démontrant que ces fêtes ont quelque peu dérapé les années précédentes.