Les membres de la University of Mauritius Academic Staff Union (UMASU) ont été surpris de recevoir vendredi une lettre du vice-chancelier les informant qu’il ira de l’avant dans la nomination d’un comité interne pour se pencher sur les nouveaux critères de promotion conformément à ce qui « avait été décidé lors d’une réunion l’année dernière avec l’union ». Toutefois, si l’UMASU admet avoir rencontré le VC à ce sujet, elle réfute en bloc l’affirmation qu’elle était d’accord avec cette nomination. À noter que le Conseil d’administration avait tranché pour un External Consultant. L’UMASU, qui soutient que les notes of meetings ont été faussées par le VC, envisage de saisir la justice.
L’UMASU avait adressé, il y a un dizaine de jours, une lettre au vice-chancelier (VC) de l’UoM, le Pr Harry Rughooputh, pour lui faire part de son désaccord au sujet de l’institution du comité chargé de revoir les nouveaux critères de promotion du personnel académique. Vendredi dernier, le VC a répondu à l’UMASU qu’il comptait aller de l’avant dans la création d’un comité interne conformément à ce qui « avait été décidé lors d’une réunion avec l’Union vers mi-2012 ».
Or, L’UMASU est catégorique : elle n’a jamais consenti à nommer un comité interne devant se pencher sur les nouveaux critères de promotion. « Nous sommes arrivés à un accord sur d’autres points tels que les procédures de révision des critères de promotion », soutient l’University of Mauritius Academic Staff Union.
À noter que le 8 décembre 2011, le Conseil d’administration de l’UoM avait approuvé la nomination d’un consultant externe pour revoir les critères et les procédures de l’exercice de promotion du personnel académique. Le Council avait aussi approuvé les « advertisement to be placed on the Association of Commonwealth Universities ». Cependant, presque deux ans après, alors qu’aucune autre décision à ce sujet n’ait fait l’objet de réunion du Council, une lettre de call for interest en vue d’instituer un comité interne circule sur le réseau du personnel académique depuis quelque temps.
Par ailleurs, si le VC évoque des notes of meetings de la réunion avec l’UMASU, cette dernière fait ressortir qu’elle n’a jamais rien signé et encore moins vu ces notes. « Si une décision a été prise lors d’une réunion, les deux parties doivent approuver les notes of meetings afin d’aller de l’avant. Comment le VC peut-il prétendre que nous sommes arrivés à un accord alors que nous n’avons jamais vu ces notes of meetings ? », se demande l’UMASU. Le plus grave, selon l’UMASU, c’est qu’en « se basant sur des notes of proceedings qui visiblement ont été faussées, le VC a obtenu l’approbation du Chairman du Council pour aller de l’avant en vue d’instituer un comité interne. Nous réclamons l’institution d’un comité disciplinaire pour faire la lumière sur cette affaire ».
Par ailleurs, depuis le 12 février, l’UMASU a réclamé que cette lettre d’appel à une manifestation d’intérêt soit annulée, au cas contraire elle saisira la justice.