À l’occasion de la World Occupational Therapy Day célébrée le 27 octobre, la Rehabilitation and Health Society de l’UoM regroupant des étudiants préparant la licence de Bsc Occupational Therapy, a tenu jeudi une journée d’activités sur le campus. Ces jeunes ont pu partager leurs connaissances académiques et mettre l’accent sur des aspects de l’ergothérapie qui selon eux, ne sont pas suffisamment exploités. Outre la réhabilitation des personnes ayant un handicap, ils peuvent aussi intervenir dans d’autres situations, notamment dans la rééducation, disent-ils.
Chaque année lors de la célébration de la World Occupational Therapy Day, ces jeunes se font un devoir d’organiser une journée d’activités afin d’inviter le public à prendre conscience de la pertinence et de l’importance des métiers de rééducation physique. En 2003, le Bsc Occupational Therapy a été introduit à l’Université de Maurice (UoM) suite à une demande du ministère de la Santé pour plus de personnes qualifiées dans ce domaine. À ce jour, plus d’une cinquantaine de jeunes ont été formés et ont pu trouver un emploi dans un des établissements hospitaliers de l’île. Or, l’objectif de la journée de jeudi était non seulement de vulgariser le métier d’Occupational Therapy mais de faire prendre conscience au public qu’il y a plusieurs autres domaines où ces jeunes sont habilités d’apporter leurs connaissances.
En effet, explique Mithesh Soobarah, étudiant en dernière année de Bsc Occupational Therapy et membre de la Rehabilitation and Health Society, nous adoptons une « holistic approach » dans tout ce que nous entreprenons. L’ergothérapeute, dit-il, ne se contente pas que de réhabiliter physiquement un patient ; il y a toute une évaluation pour déterminer comment rendre une personne physiquement, psychologiquement et émotionnellement indépendante dans sa vie de tous les jours. C’est pour cette raison, explique le jeune homme, que nous sommes formés pour intervenir dans d’autres domaines que la physiothérapie et l’ergothérapie, la pédiatrie, la psychiatrie et la gériatrie. « Il y a plusieurs autres domaines tels que la vocational therapy pour aider une personne après un accident ou une maladie à regagner le monde du travail ou encore la cardiac rehabilitation avant et après une intervention pour aider une personne à faire ses activités de tous les jours », font ressortir ces jeunes. De plus, disent-ils, nous pouvons également intervenir auprès des compagnies d’assurances car après un accident, nous pouvons évaluer le degré de dépendance d’une personne. Chaque situation présente un scénario différent et pour ces jeunes, l’ergothérapie propose des interventions axées sur le recouvrement d’une autonomie optimale afin que la personne puisse intégrer ou réintégrer ses rôles dans son environnement. Ces jeunes s’accordent tous à dire que cette discipline est avant tout une discipline humaine.
Par ailleurs, il était question d’une journée d’exposition suivie de plusieurs activités pour mettre à la disposition du public, le matériel d’ergothérapie et les accessoires qui permettent à certains malades de faire face à leurs handicaps sans devoir toujours être dépendants. Ces jeunes aident aussi les gens à se laver, à s’habiller, à jouer, à communiquer et à se déplacer. Grâce aux assistive devices, ils stimulent la personne traitée à travers des activités simples de la vie quotidienne qui sont pourtant de véritables défis pour elle, plus ou moins difficiles en fonction du degré de son handicap.
Le ministre de la santé Lormus Bundhoo et la ministre de la Sécurité Sociale Sheila Bappoo étaient présents lors de l’ouverture de cette exposition.