La Faculty of Engineering de l’Université de Maurice (UoM) accueille depuis ce matin au Méridien Hotel, à Pointe-aux-Piments, l’International Conference on Energy, Environment and Climate Change (ICEEC). Durant deux jours, des participants venus de 12 pays échangeront leurs recherches et expertises dans le cadre du projet L3EAP, un programme de coopération impliquant des universités d’Allemagne, des îles Fidji et de Maurice.
Cette conférence internationale est présidée par le haut-commissaire australien Susan Coles. Dans son discours d’ouverture, elle a plaidé pour l’utilisation de vagues pour la production d’énergie, notamment pour des centres de dessalement d’eau de mer. Susan Coles a assuré Maurice du soutien de l’Australie dans ses efforts pour faire face aux impacts du changement climatique et s’est longuement exprimée sur les efforts financiers et technologiques de l’Australie pour aider les Petits États insulaires en Développement (PEID) dans le cadre de leur lutte contre le changement climatique. Elle s’est également étendue sur la volonté de l’Australie à collaborer aux financements de projets dans le cadre de la 21e Conférence des Nations unies sur le Changement climatique (COP21), qui se tiendra à Paris en décembre.
La Pro-Vice-Chancellor de l’UoM, l’Associate-Professor Thanika Juwaheer, a fait ressortir que cette conférence est en ligne avec la politique gouvernementale pour un développement durable de Maurice. « Cette conférence va définitivement mettre sous les projecteurs le changement climatique et les questions de la sécurité énergétiques pour tous les pays, mais plus spécialement les PEID », a-t-elle déclaré. « En s’engageant dans des programmes de recherches de cette qualité sur la sécurité, l’efficacité et la gestion énergétiques ainsi que sur le changement climatique, l’UoM aidera à préserver la beauté de notre île. » Le doyen de la Faculty of Engineering, le Professeur Sunjiv Soyjaudah, élaborant sur l’historique, la mission et les recherches de sa faculté, a plaidé pour l’utilisation des énergies renouvelables dans le cadre de lutte contre le changement climatique. « L’inaccessibilité à l’énergie a un impact certain sur le développement socio-économique », a-t-il expliqué. « Les défis de l’économie verte nous demandent d’être novateurs. »
La Deputy Head of Research and Transfer Center de l’université de Hambourg, Franziska Wolf, s’est pour sa part félicitée des échanges de savoir-faire fructueux dans le cadre du projet L3EAP (voir encadré), un programme de coopération impliquant des universités d’Allemagne, des Fidji et de Maurice. Dinesh Surroop, président du comité organisateur et conférencier à l’UoM, a parlé de l’énergie comme moteur du développement socio-économique. Sur ces deux jours, décideurs, représentants du secteur privé, universitaires et chercheurs sont appelés à échanger des informations et des résultats de recherches pour élaborer des politiques et des stratégies sur la gestion, la sécurité et l’efficacité énergétique, les technologies d’énergies renouvelables, la gestion de l’environnement, le développement durable et les stratégies d’atténuation et d’adaptation au changement climatique.