L’association Youth Against Corruption (YAC) et la Political Science Society de l’Université de Maurice (UoM) ont organisé un débat entre des étudiants de l’université, ce jeudi 28 mars, sur la thématique de réforme électorale. Plus précisément :  » Comment contrer l’impact du colonialisme sur notre système démocratique ».

Les participants ont, toutefois, surtout parlé de l’impact de la colonisation sur le système éducatif et légal. La question de réforme électorale n’a été que légèrement évoquée, ce qu’ont d’ailleurs relevé les membres du jury.

Mervyn Courtaud, le gagnant de ce débat, a durant sa présentation proposé de revaloriser la langue kreol et enseigner l’histoire « autrement », en n’y incluant pas que la version des colonisateurs.

Eduquer davantage la population et mettre en place un système légal hybride qui soit adapté au contexte mauricien ont aussi fait partie des sujets évoqués par trois autres participants du concours inter-faculté, que sont Kritee Gaya, Hantish Kumar Mattabadul, Maysoon Zarah Macky.

Pour les organisateurs de ce premier débat, dont Mansa Daby, présidente de la YAC, « il est important d’aborder cette thématique surtout à la veille des élections générales. J’espérais avoir également matière à reflexion à travers les candidats pour des changements à adopter dans les années à venir ».

Pour Tommy Lee, président de l’UoM Political Science Society, les jeunes sont « désintéressés » par la politique. « Nous voulions voir l’analyse critique des candidats par rapport au thème du débat ». Quant à la politique actuel de Maurice, le président du Political Science Society est d’avis que le gouvernement doit se tourner davantage vers des reformes institutionnelles.

Cette initiative sera renouvelée par les organisateurs.