La Journée Mondiale du Coeur célébrée lundi à Maurice, a permis aux étudiants en Nutritional Sciences de l’UoM de faire ressortir l’ampleur des maladies cardio-vasculaires dans notre société. Lors d’une journée d’activités organisées sur le thème « One World, One Home, One Heart » pour sensibiliser la population à ce sujet, ces jeunes spécialistes de diététique nous parlent du besoin pressant pour les Mauriciens de revoir leurs habitudes alimentaires.
Les étudiants de Nutritional Sciences de l’Université de Maurice (UoM) ont tenu en collaboration avec le ministère de la Santé et la Mauritius Heart Foundation, une journée d’activités à l’occasion de la Journée mondiale du coeur célébrée chaque année le 26 Septembre. Cette rencontre vise à promouvoir l’adoption d’une bonne hygiène de vie et permettre la prise de conscience chez les étudiants et le personnel de l’Université de Maurice (UoM), ainsi que des proches des institutions universitaires « qu’il vaut mieux prévenir que guérir ». L’événement comprenait entre autres, une proposition et dégustation de plats équilibrés, la projection de vidéos, la distribution de brochures, des jeux et des quiz, des tests de dépistage tels que le calcul de l’indice de masse corporelle (IMC), la glycémie, la tension artérielle et l’électrocardiogramme, et des consultations médicales.
Pour commémorer cette journée, explique la présidente du Nutritional Sciences Student Taskeen Badurally au Mauricien, nous estimons qu’il est important de faire prendre conscience aux Mauriciens des risques liés aux troubles cardiaques qui les guettent. L’objectif de cette journée était de souligner le nombre grandissant de maladies non transmissibles à Maurice, de sensibiliser et d’éduquer le public aux avantages d’un coeur en bonne santé, et de mettre l’accent sur l’importance du don de sang. Les maladies cardio-vasculaires sont les plus meurtrières au monde faisant quelque 17,1 millions de victimes tous les ans. Parmi les facteurs de risque des maladies cardiaques et accidents vasculaires cérébraux, souligne l’étudiante, on retrouve des facteurs de style de vie malsain (mauvaises habitudes alimentaires, manque d’activités physiques, le tabagisme et le stress), la pression artérielle élevée, le taux élevé de cholestérol et de glycémie, le surpoids et l’obésité.
S’appuyant sur des chiffres officiels, Taskeen Badurally fait ressortir que la prévalence de l’hypertension est de 37,9 %, celle du taux de cholestérol élevé est de 34,7 %. Elle ajoute que 56,2 % des Mauriciens ne participent à aucune activité physique et 34,9 % sont en surpoids tandis que 16 % souffrent d’obésité. Par ailleurs, un dépistage révèle que 21,3 % sont atteints de diabète de type II et 24,2 % sont affectés par le métabolisme du glucose. Face à ces statistiques, font ressortir ces jeunes étudiants, il y a un besoin pressant pour les Mauriciens de revoir leurs habitudes alimentaires. Ainsi à travers cette campagne, ces jeunes ont souligné l’importance, non seulement de la prévention des maladies cardio-vasculaires, mais aussi de la promotion de la santé en général pour tous les âges.
À noter que la licence en Nutritional Sciences est un nouveau programme proposé par l’UoM. D’une durée de quatre ans, ce cours s’appuie sur plusieurs disciplines, notamment la biologie, la biochimie et la physiologie pour comprendre les relations entre l’alimentation, les nutriments et la santé humaine, pour préparer l’étudiant à devenir un nutritional scientist. En quatrième année, les étudiants peuvent opter pour une spécialisation entre la nutrition sportive, les liens entre alimentation et maladies, le cancer et l’obésité. Il s’agit d’un cours professionnel, comme les sciences de BSc (Hons) biomédicale, le BSc (Hons) en ergothérapie et de physiothérapie aux programmes BSc (Hons), actuellement géré par le Département des sciences. Sur le marché du travail, les diplômés de ce programme peuvent s’orienter vers les systèmes de soins de santé, l’éducation, comme directeur scientifique et environnementale dans les secteurs public et privé. Soulignons que l’UoM a célébré cette journée lundi en la présence du ministre de l’Éducation Vasant Bunwaree, cardiologue de formation.